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Petit clavier Vintage avec ce Hohner Pianet M.
Il fait partie de la famille des pianos électriques comme le Fender Rhodes (voir le Fender Rhodes Mark I du studio), le Wurlitzer ou les pianos Yamaha CP.
Principe
La touche actionne un marteau qui fait vibrer une anche (reed en anglais) métallique accordée sur une note; sur un piano acoustique le marteau frappe des cordes métaliques.
Un aimant l’intérieur d’une bobine, même principe de micro que pour une guitare électrique, fixé sur l’anche (ou a proximité selon les marques ou modèles) transforme la vibration acoustique en signal électrique.
Il y a donc un micro par note.
Comme pour une guitare électrique, le système est passif et ne demande pas d’alimentation pour fonctionner.
C’est le cas pour le Rhodes.
L’Hohner Pianet M est alimenté car il intègre un ampli avec deux haut-parleurs ainsi qu’une section préampli.
On trouve ce terme de piano « reed » pour désigner dans des claviers ou des plugins, des sons de piano électriques pour lesquels le concepteur n’a pas le droit d’utiliser le nom commercial de l’instrument modélisé.
Histoire des pianos électriques
Bechstein
En 1931, le fabricant allemand de pianos Bechstein sort le Neo-Bechstein d’après des prototypes construits par Walther Nernst.
C’est historiquement le premier piano « électrique » mais son principe d’amplification etait différent des pianos électriques qui suivront :
C’étaient des pianos à queue qui intègraient des micros.
Plus petits que les pianos à queue habituels, l’utilisation des micros éliminait le besoin de table d’harmonie.
18 clusters regroupaient chacun 5 cordes (plus fines et plus courtes) que reprenaient autant de micros.
Siemens & Halske (compagnie qui fera par la suite partie de l’actuel Siemens), fournit l’électronique nécessaire, composée de tubes, résistances et condensateurs.
Peu d’exemplaires ont été construits, il n’en reste que deux (fonctionnels).
Petrof, la marque de piano tchèque se lance elle aussi dans la production de piano électriques avec le même système.
Elle nomme ses pianos les Neo Petrof.
Rhodes
Cest l’américain Harold Burroughs Rhodes, pendant la seconde guerre mondiale qui crée l’instrument tel qu’on le connaît.
Il construit un prototype en 1942 avec des pièces issues d’un bombardier américain.
Destiné à animer l’US Air Force, l’instrument prend le nom de Army Air Corps Piano.
Rhodes fonde ensuite sa société, la Rhodes Piano Corporation; suite aux difficultés rencontrées, il la vendra à Leo Fender.
De leur collaboration naît le Piano Bass comportant 32 touches dans le registre grave, instrument popularisé notamment par Ray Manzarek dans les Doors.
Après la vente de la société Fender à CBS en 1965, naîtront les Suitcase Piano puis le Fender Rhodes Mark I en 1971.
Pianos électriques Wurlitzer
La société Wurlitzer est la première à commercialiser un piano électrique de ce type au début des annés 1950.
L’expérience de Rhodes dans les années 1940 ayant été un échec.
Le premier disque ou apparaît le Wurlitzer sort en 1956, enregistré par Sun Ra.
En 1959, What’d I Say de Ray Charles popularise l’instrument.
Le Wurlitzer est une composante significative du son de Supertramp.
Wurlitzer commercialisera de nombreux modèles jusqu’en 1983, date de la fin de fabrication.
La série 100 était difficile à accorder.
La série 200 corrige ce problème.
Le 200A (photo), référence la plus vendue est modélisé dans de nombreux pianos numériques.
Hohner
En 1958, Hohner sort le Cembalet, son premier piano électrique, conçu par Ernst Zacharias.
Ernst Zacharias est aussi l’inventeur du Clavinet, notamment popularisé par Stevie Wonder.
Instrument destiné à un usage domestique, le Cembalet remporte un certain succès auprès des musiciens de par sa portabilité et la facilité pour l’amplifier.
Hohner développe ensuite le Pianet dont le mécanisme est une variation du Cimbalet.
Les deux modèles sont commercialisés en parallèle jusqu’à la fin des années 1960.
Le mécansisme, l’excitation des anches, la disposition des capteurs, différents sur les deux modèles produisaient des sonorités différentes.
Plusieurs modèles de Pianet se succèdent, certains comportant l’amplification intégrée, d’autres pas.
Le plus populaire sur cette période est le Pianet N (Natural wood finish)
Il avait 2 pieds en « V » inversé, fixés sur les côtés et pouvait recevoir un ampli 12W à lampes, installé sous le clavier devant les genoux du musicien.
De nombreux groupes et musiciens ont utilisé des Pianets : The Kingsmen sur « Louie Louie », les Beatles sur plusieurs chansons : « I am the Walrus », « The night before », « You like me too much », Sly and the Family Stone sur « Family Affair », Led Zepplin sur « Misty Mountain Hop », ZZ Top sur Chip Sunglasses »
Les Pianet T et Pianet M sont les deux versions les plus tardives.
Produites de 1977 à 1983, elles bénéficiaient d’un nouveau système electromécanique avec des ventouses brevetées par la NASA.
Le pianet T, sans pieds ni amplification était destiné à la scène.
Sa caisse avec son couvercle, recouverts de tolex noir, devenait son flight-caisse.
Pianet M
Le Pianet M, destiné à un usage domestique, intégrait un ampli avec deux haut-parleurs et des pieds constitués de panneaux en immitation bois.
Il bénéficiait aussi d’un Modulator, invention de Ernst Zacharias.
L’effet du Modulator est présent sur les enceintes mais pas sur la sortie en DIN à l’arrière.
Ces modèles présentaient donc une conception différente des modèles précédents :
Les capteurs électrostatiques et les tampons en cuir et en mousse ont été remplacés par des capteurs électromagnétiques (comme sur le piano Rhodes ) et des tampons en caoutchouc silicone.
Les anches ont également été modifiées : la finition rectifiée des anches précédentes a été remplacée par une finition lisse usinée, les rendant incompatibles avec les modèles antérieurs.
Le Pianet a un son plus doux et moins dynamique que celui du Fender Rhodes.
Les 4 réglages sont :
- amplitude de l’éffet modulator
- fréquence de l’éffet modulator
- niveau de sortie
- niveau de graves
Le Pianet M du studio
Il sort de révision, mécanismes nettoyés et ajustés.
Neanmoins l’amplification ne fonctionne pas et nous n’avons pas souhaité engager les frais pour la remettre en état.
Elle n’a pas d’utilité au studio.
2 sorties jack ont été ajoutées sur la plaque arrière.
Une reprend celle de la sortie DIN, l’autre intègre l’effet Modulator.
Le Pianet M en bon état extérieur pour un instrument qui avoisine les 45 ans.
Nous avons démonté les pieds, c’est plus pratique pour le ranger dans le studio et l’utiliser.
Celui-ci porte le numéro de série 872780, si vous connaissez le moyen de le dater précisement, n’hésitez pas à nous le faire savoir.
Le M pourrait signifier Modulator et le T (du Pianet T) Tour.
Les claviers du studio
Acoustiques
Electriques analogiques
- Piano Electrique Rhodes Mark I
- Orgue Hamond L100P
- Orgue Vermona ET3 (DDR début 70′)
- Orgue Hohner Symphonic 320 (Allemagne début 60′, à lampes)
- Synthé Bass monophonique Hohner Bass 2 « Basset » (60′)
- Orgue Farfisa Matador LR
Electriques numériques
- piano de scène Nord Stage 4 88 (orgues, pianos, synthétiseur) avec Pedal Sustain Nord SP2
- Orgue GSI DMC-122 (VB3 II Hammond, Rhodes, Wurlitzer, DX7 etc)
- Clavier maître midi Behringer U Control umx610
Module son
- Synthétiseur rack Behringer Model D (minimoog)
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