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Pédale compresseur pour basse Lusithand Alma comp. II.
Lusithand est un fabricant boutique basé à Londres, spécialisé dans la basse.
Il propose deux pédales, une distortion et ce compresseur ainsi que des filtres et préamplis à monter sur des basses.
Le Lusithand Alma Comp II est un compresseur optique inspiré des légendaires Diamond BCP-1 et Diamond Jr.
la version II est exactement la même que la I avec quelques fonctions supplémentaires.
Tests écrits (en anglais) sur le site CompressorPedalRewiew.com de la Comp I ici et Comp II ici.
Page fabricant ici.
Caractéristiques et fonctions
Accepte de 9 à 18V en alimentation.
A l’intérieur de la pédale, un switch permet de doubler la tension d’alimentation.
Pas de pile.
Une plus haute tension d’alimentation augmente le « headroom » ou marge dynamique, ce qui est particulièrement utile pour les basses à fort niveau de sortie comme les basses actives.
- CLN ajuste le niveau de signal non compressé, pour faire de la compression prarallèle.
- COM ajuste le niveau de compression appliqué au signal, sorte de gain du circuit de déclenchement du compresseur.
- VOL est le volume appliqué au signal compressé
- EQZ est un « tilt Eq », il ajuste l’égalisation autour d’une fréquence centrale.
Tourné dans le sens des aiguilles d’une montre, il augmente les aigus au dessus de la fréquence centrale et baisse les graves au dessous de la fréquence centrale.
Tourné en sens contraire, il monte les graves et baisse les aigus. - Shift Eq : switch de sélection entre 250 Hz et 900 Hz pour la fréquence centrale du tilt Eq.
- Switch trois positions pour la sélection du ratio de compression entre 2:1, 4:1 et 8:1.
- LED qui s’allume quand le compressor agit
Utilisation
Dans sa première version et comme le Diamond dont il s’inspire, ce compresseur se destinait à des compressions plutôt légères.
L’addition du ratio 8:1 de la version II lui permet d’atteindre des compressions proches d’un limiteur.
Impossible de prendre le compresseur en défaut, même avec des réglages extrêmes.
Le bouton de CLN en ajoutant du signal non compressé vient rééquilibrer le son.
En fait, il encourage même à pousser les réglages de compression.
L’EQZ très efficace, est un moyen rapide de colorer le son dans le sens souhaité.
Cette pédale peut-être un moyen subtil de contrôle de la dynamique ou un outil de coloration et de façonnage sonore.
Listes des autres pédales disponibles au studio sur la page « Backline et Instruments » du menu « studio ».
Test de 2 pédales Lusithand, Ground & Pound distortion en premier et le compresseur à partir de 3’44.

Guitare Morris W601 fabriquée au Japon en 1975 par Iida Gakki.
Morris
Toshio Moridaira, fonde sa société en 1961, il importe des guitares Fender et Gibson au Japon.
A partir de 1967 la société fabrique des guitares acoustiques sous la marque Yoshino Guitar à Matsumoto dans la province de Nagano.
Ce sont des copies de guitares dreadnought et jumbo inspirées par Martin et Gibson.
En 1972, la marque est renommée Morris et commence la production de masse.
Le nom provient d’un surnom « Mori » donné à Toshio Moridaira par un employé de Gibson alors qu’il visitait l’usine de Kalamazoo en 1964.
Ces informations proviennent de deux pages du site officiel, ici et ici.
Morris produit aussi des guitares solid body sans toutefois atteindre la qualité et la notoriété de ses acoustiques.
Deux usines extérieures ont aussi fabriqué pour Morris :
- Iida Gakki
- Terada Gakki
Iida Gakki est une usine de guitares installée à Nagoya au Japon.
La production commence en 1958 jusqu’à aujourd’hui.
Iida fabrique des guitares pour Yamaha, Morris et Hoshino Gakki (maison mère de Tama, Ibanez, Ibanez, Camco) sous la marque Ibanez.
Elle fabrique aussi des mandolines et des banjos pour Sigma by Martin.
L’usine est maintenant installé en Corée du sud.
Terada commence la production d’instrument à cordes en 1912 à Nagoya.
Spécialisée en guitares acoustiques et semi-acoustiques, elle a fabriqué pour : Morris, Epiphone, Burny, Sigma by Martin, Gretsch, orville by Gibson ainsi que sous son nom.
W601
La guitare Morris W601 serait donc une copie de Martin D18.
Caisse dreadnought, barrage en X sous la table et pickguard à la forme caractéristique.
On trouve ce modèle fabriqué par les trois usines : Morris, Iida et Terada.
Difficile de savoir si une usine est meilleure ou moins bonne que les autres.
La fabrication passe en Corée au tournant des années 70’/80′.
Les catalogues des années 70′ que l’on peut consulter sur le site vintagejapanguitars.com ne mentionnent que des références à deux chiffres : W60, W50, W18 etc.
Différentes finitions existent selon les usines, date de fabrication ou les variantes de modèles W602, W603, W604 etc.
On trouve des chavalets avec ou sans vis de réglage, des mécaniques fermées ou ouvertes, un manche en « C » ou « V », des guitares en bois massif ou laminé.
Difficile en regardant les guitares disponibles sur le net de trouver deux Morris W601 avec les mêmes caractéristiques.
Comme pour d’autres marques japonaises, le chiffre du modèle indique le prix catalogue en milliers de yens : W60 = 60 000 yen.
Caractéristiques de celle du studio
- forme dreadnought
- manche acajou, forme en V (c’est assez prononcé) avec trussrod.
- touche palissandre
- mécaniques ouvertes
- Vis de réglages sur le chevallet
- table en épicéa contre-collé
- éclisses et fond en acajou contre-collé
Ne pas s’arrêter à la construction en bois contre-collé, on peut obtenir de très bons résultats avec cette fabrication.
Et puis le bois est un matériau vivant qui évolue dans le temps et celle-ci approche le demi-siècle en très bon état.
En effet, elle avait été offerte pour ses 16 ans à la première propriétaire qui ne s’est pas mise à la guitare et l’a gardée jusqu’à fin décembre 2023.
Les frettes sont neuves, le manche n’a pas bougé.
Les autres guitares acoustiques du studio :
Folk Jumbo Luthier Christophe Couillaud- Folk Yamaha LL16M
- Folk Epiphone F165 (12 cordes 1975, japonaise)
- Classique Giannini AWN31 (Brésilienne 1978)
Histoire de la Martin D18 sur le site Martin (en français) ici.
Après les photos, vidéo en français d’une Martin D18 et vidéo d’un W601 coréenne de 1980.





Une console Behringer de plus au studio avec cette X32 Compact.
Troisième X32 puisqu’il y a déjà une X32 (la grande) et une X32 Core (le rack 1u sans entrées ni sorties).
C’est du confort histoire de manipuler une console moins lourde sur les projets qui n’ont pas besoin de l’ergonomie de la grande.
Caractéristiques
On ne va pas s’étendre sur les caractéristiques vu que ce sont quasiment les mêmes que sa grande soeur.
Page constructeur ici.
Ce qui change
- 16 faders au lieu de 24 organisés en deux sections comme sur la grande.
Appuyer sur deux banques de 8 sur les boutons de gauche, envoie les banques sélectionnées sur les 16 faders. - 16 entrées micro et 8 sorties au lieu de 24 et 16
- Pas de rotatifs pour les envois vers les bus et pour les boutons assignables.
Cependant, un bouton view affiche l’écran d’envoi vers les bus pour la piste sélectionnée.
Les rotatifs sous l’écran sont assignés aux envois de bus.
Elle conserve les mini afficheurs par fader contrairement au modèle X32 Producer.
Univers X32 du studio
Le studio possède une gamme très complète de matériels fonctionnant avec les Behringer X32 et Midas M32.
Behringer et Midas ont développé les réseaux de communication AES50 par câble RJ45 et Ultranet pour du monitoring par câble RJ45 également.
L’AES50 sert à relier des consoles entre elles ainsi que des boîtiers de scène.
L’Ultranet alimente des mixeurs personnels ou des enceintes amplifiées (équipées du système de contrôle) par des consoles de mixage ou des convertisseurs.
Liste du matériel disponible au studio :
- 1 console X32
- 1 console X32 Compact
- 1 console X32 Core
- Deux cartes Madi et une carte ADAT pour X32 (ainsi que les 3 cartes USB génériques)
- 1 contrôleur X-Touch (télécommande de X32, contrôleur midi)
- 1 boîtier de scène Midas DL32 (32 in – 16 out – 16 ADAT out – 4 AES out)
- 1 boîtier de scène Behringer S16 (16 in – 8 out – 16 ADAT out)
- 1 boîtier de scène Behringer SD8 ((8 in – 8 out – 16 ADAT out )
- 13 contrôleurs de monitoring individuel Behringer P16-M
- 3 distributeurs Ultranet Behringer P16-D
1 convertisseur et distributeur Ultranet Behringer P16-I- 1 câble RJ45 50m sur touret et de nombreux câbles courts.
Quelle utilisation par le studio ou l’association
Spectacle
Musica Donf, l’asso qui gère le studio, sonorise des spectacles pour lesquels elle fournit la sono complète.
Musica Donf loue également du matériel à des salles, des villes, des asso, des festivals et des groupes.
Voir les références ici en bas de page.
J’emmène des consoles en tournée sur certains spectacles que je sonorise.
Edit : acquisition d’une housse de transport Gator G Mixerbag 2621 bien plus légère et facile à manipuler que le gros flight-case pour emmener la console au pied levé.
Studio
Enregistrement de maquettes.
Le boîtier Behringer S16 récupère les direct out de la console Mackie et les envoie sur la X32 core (en AES50) ou une RME Digiface USB (en ADAT).
Précisions ici.
En fonction des configurations, il peut arriver que la X32 ou X32 compact soient utilisées.
Mixage de concerts retransmis en streaming en direct du studio ou en mobile.
Enregistrement mobile pour des configurations pouvant aller jusqu’à 64 pistes.
Voir publication ici.
Ci-dessous, quelques excellentes vidéos en français qui expliquent différents aspects du fonctionnement de la X32.

Acquisition de deux Mic booster Klark & Teknik CM-1, page constructeur ici.
C’est un petit préampli à gain fixe pour « booster » la sortie des micros dynamiques comme le Shure SM7B ou les micros à ruban qui ont un faible niveau de sortie.
Il a besoin d’une alimentation phantom pour fonctionner mais il ne la transmet pas.
Voir une précédente publication ici pour le fonctionnement et l’utilisation d’un mic booster.
Le studio possède donc les mic booster suivants :
- 2 Mic Booster Klark & teknik CM-1, gain 25 dB
- 1 Cloudlifter CL 2 (2 canaux), gain 25 dB
2 TritonAudio FetHead, gain 27 dB- 2 TritonAudio FetHead Phantom
- 2 BVK
Le BVK et le TritonAudio FetHead Phantom laissent passer l’alimentation phantom et peuvent être utilisés avec des micros statiques.
Les séances d’enregistrement live sont fréquentes au studio, certaines utilisent beaucoup de micros à ruban.
Le studio possède 10 micros à ruban qui à l’exception du Soundtronics Apollo 2, stéréo actif, peuvent avoir besoin d’un booster.
1 Soundtronics Apollo 2- 2 Crowley & Trip Recordist
- 2 Beyerdynamic M160
- 1 Beyerdynamic M130
- 2 Oktava ML52
- 1 T.Bone RB 500
- 1 T. Bone RM700

Fabrication par Shark Amps d’un clone Fender reverb unit avec tremolo.
C’est la copie exacte (pour la partie réverb) de la Fender reverb unit 63 , célèbre réverbe à ressort à lampes du début des années 60′.
Sa fabrication s’était arrêtée quand Fender a intégré des réverbes dans ses amplis à partir des séries Blackface.
Un modèle reissue a été fabriqué par Fender de 1994 à 2016.
Le studio en avait un en prêt jusqu’à ce que son propriétaire le récupère.
Voir la publication sur la Reissue ici.
Cette réverbe est l’équivalent d’un petit ampli à lampes de quelques watts pour lequel la réverbe à ressort remplace le haut-parleur.
D’ailleurs, l’impédance de la réverb est de 8Ω, comme un haut-parleur.
L’impédance d’un tank réverbe dépend du type de circuit dans lequel il est installé : à transistors ou à lampes.
Ce tank Accutronics est exactement le même que celui dans le Fender Twin Reverb Reissue du studio qui est un ampli à lampes avec un circuit de réverbe à lampes.
Malgré tout, les deux réverbes ne sonnent pas pareil.
Le Fender Blues Junior du studio, ampli à lampe a lui un circuit de réverbe à transistor, ce n’est donc pas le même type de tank.
Le clone Shark Amps
Il aurait été dommage de commander une fabrication boutique sans y apporter un peu de personnalisation.
Ainsi, le boîtier plus grand que l’original accueille un tremolo à lampes.
Les deux effets tremolo et réverbe sont totalement indépendants, ils ont chacun une entrée et une sortie.
Il est bien sûr possible de les chaîner avec un jack.
Tremolo
C’est un circuit avec cellule photoélectrique qui a été choisi.
Réglages classiques : intensity , speed et gain (volume).
Un switch bascule entre une action douce ou plus prononcée.
Le tremolo a été le premier effet conçu spécifiquement pour la guitare électrique par DeArmond et sa « pédale » tremolo control en 1946, bien avant la réverbe, .
C’était un tremolo electromécanique, voir la vidéo plus bas.
Jusqu’à la fin des années 60′, le tremolo a été intégré à de nombreux amplis avec différents circuits.
Le tremolo est une variation de l’amplitude du signal (intensity) selon une fréquence de variation (speed).
La variation peut prendre plusieurs formes selon le design du tremolo utilisé : sinusoïde, triangle, carré.
Cela fait varier le volume de manière plus ou moins progressive.
Réverbe
Le circuit et les composants de la réverbe sont identiques en tous points à l’originale.
La place dans le boîtier permet d’installer un autre tank de ressorts à côté.
Celui d’origine a la réverbe la plus longue disponible; à voir en choisissant une courte si le résultat est intéressant.
Il suffira alors d’installer un switch pour basculer d’un tank à l’autre, d’une réverbe courte à une réverbe longue.
Rappel, le réglage de dwell (niveau envoyé dans le ressort) joue sur la profondeur et non la longueur.
Une pédale à deux switches active réverbe ou tremolo.
Ce n’est pas du true bypass, comme sur l’originale.
Le son passe à travers des lampes même si les effets ne sont pas actifs.
Caractéristiques réverbe
- 3 Lampes : 12AT, 12AX7 et 6V6
- Réverbe : Accutronics 4AB3C1C à deux ressorts
Accutronics explique sur sa page la signification des chiffres et lettres de la référence.
Cela donne dans l’ordre de lecture :
- Type =4
- Impédance d’entrée A = 8 Ohms
- Impédance de sortie B = 2250 Ohms
- Temps de réverbération 3 = réverbe longue
- Connecteurs C = entrée isolée, sortie à la terre
- Dispositif de vérrouillage 1 = non verrouillé
- Plan de montage : C = connecteurs verticaux vers le haut
Utilisation très simple entre la guitare et l’ampli, trois boutons :
- Dwell, quantité de signal envoyé dans le ressort.
- Mixer, dosage entre le son direct et le son réverbéré.
- Tone, tonalité sur le son réverbéré.
Le tremolo original de DeArmond n’a rien à voir avec celui construit ici mais je ne résiste pas au plaisir de présenter cet appareil dans les vidéos ci-dessous.
Suivront quelques vidéos sur la Fender reverb unit dont une en français.
Caractéristiques de celle du studio
Appuyer sur deux banques de 8 sur les boutons de gauche, envoie les banques sélectionnées sur les 16 faders.
Univers X32 du studio
1 convertisseur et distributeur Ultranet Behringer
2 TritonAudio FetHead, gain 27 dB
1
Tremolo