Actualité

Le studio vient d’acquérir une console de mixage Tac Bullet 10/4/2.
Celle-ci date probablement du début des années 90′.
Un peu d’histoire
TAC pour Total Audio Concepts était une marque commerciale utilisée par Amek pour ses consoles « live » dans les années 80/90.
Elles étaient conçues par Graham Langley le concepteur des Amek et fabriquées dans la même usine qu’Amek à Nottingham en Angleterre.
Elles partageaient certains composants et certaines conceptions comme les préamplis et égalisation avec Amek dans une fabrication plus économique.
Rupert Neve que beaucoup associent à Amek/Tac fut consultant pour Amek à partir des années 80.
Il n’a participé à l’élaboration que de très peu de produits et uniquement de marque Amek.
Amek a été rachetée par Harmann en 1997, ce qui a mis fin à TAC.
Son concepteur Graham Langley a quitté la société en 2001.
Plus d’informations dans l’encart consacré à Graham Langley sur le test Sound on Sound d’EQ et Preamp format 500 ici.
Quelle utilisation au studio
Pourquoi investir dans cette console alors que le studio dispose d’excellents préamplis en nombre ?
- 32 canaux Aphex 1788
1 quadruple Focusrite ISA 428- 1 Lafond LP21 stéréo
- 1 IGS NE72 stéréo (copie neve)
- 1 TL Audio C1 stéréo (avec compresseur à lampe)
- 4 préamplis de la carte UAD Apollo 8 Quad
C’est pour :
- Bénéficier d’égalisation à la prise, celle-ci est réputée très musicale.
Le studio accueille parfois des ingés son qui aiment égaliser certaines sources à la prise.
Avec l’entrée ligne , il y aura le choix d’utiliser un des préamplis du studio ou celui de la console.
Faire de la compression parallèle sur la batterie (ou d’autres groupes d’instruments).
Grâce aux groupes ou aux auxiliaires, il y a la possibilité d’envoyer un mix dans un compresseur stéréo enregistré séparément.- Utiliser une autre couleur de préampli, ceux de la console étant notamment réputés bien réagir sur les batteries et percussions.
Description
Console modulaire, de construction très solide en acier.
Chaque tranche s’enlève individuellement ce qui est pratique pour effectuer la maintenance sans immobiliser la console.
Plusieurs types de modules étaient disponibles :
- B1014 : Mono micro/ligne 6 aux 4 groupes
- B1018 : Mono micro/ligne 6 aux 8 groupes (identique à la B1014 sauf pour les groupes)
- B1204 : Stéréo ligne
- B2000 : Masters aux avec talkback
- B3000 : 2 Sous-groupes avec retour stéréo
- B4000 : Master stéréo avec monitoring
Celle-ci a un bac de 14 modules (format rackable) avec deux B1014 et 8 B1018 soit 10 entrées mono, 2 B3000 (4 sous-groupes), 1 B2000 et 1 B4000.
Les modules mono peuvent être remplacés par des stéréo si besoin.
L’alimentation est dans un boîtier rackable 3U séparé.
Bandeau de bargraphes à LED pour les 4 groupes, le master stéréo et le PFL.
Un switch sur la tranche master passe de Peak-mètre à Vu-mètre.
Au passage, petit sujet intéressant sur vu et peak-mètre ici (Audiofanzine).
Tranches mono
Connectique
Chaque entrée mono dispose de :
une entrée micro XLR- une entrée ligne en jack symétrique, activable par un switch au dessus du préampli.
- un insert en jack stéréo.
- une sortie direct out post fader en jack asymétrique.
Préampli
Potentiomètre de gain de 20 à 65 dB.
Boutons :
- alimentation fantôme 48v
- pad (-20 dB)
- ligne
inversion de phase
Egalisation
Section d’égalisation quatre bandes activable par un switch :
- aigu shelve avec switch de sélection 6kHz ou 12 kHz
- semi-paramétrique MF1 de 500Hz à 18 kHz
- semi-paramétrique MF2 de 100 Hz à 4,5 kHz
- grave shelve avec switch de sélection 60 Hz ou 120 Hz
Un switch coupe bas à 120 Hz (12 dB/octave) est inclus dans cette section, il faut activer le switch de la section EQ pour qu’il fonctionne.
Auxiliaires
Envoi par deux potentiomètres concentriques sur les aux 1-2 et 3-4.
Un potentiomètre de niveau et un panoramique pour les aux 5-6.
Groupes
Sur les B1014, un switch d’affectation par groupe (4 groupes).
Sur les B1018, un switch d’affectation par paire avec le panoramique actif sur l’orientation dans la paire.
Les groupes sont mutés, panoramiqués et affectés dans le master stéréo via un potentiomère et deux boutons dans la tranche B3000.
Fader
Fader 100 mm ALPS +10 dB max.
La sortie directe étant post-fader, le gain max disponible est donc de 75 dB : 65 dB (potar de gain) + 10 dB (fader).
Maintenance
Tous les composants utilisés sont courants et se remplacent encore facilement.
Le studio a acquis deux tranches de rechange avec la console, une B1014 et une B1018.
Les informations sur les composants sont bien documentées, voir les photos ci dessous issues de la page AML qui donne des informations pour toutes les consoles TAC.






Le studio fait évoluer son monitoring casque avec l’achat du système Behringer Powerplay P16.
Le studio a investi dans sept P16-M Personal Mixer avec leur stand P16-MB Mount pour fixation sur pied de micro ainsi que deux P16-D Ultranet.
Edit : acquisition d’un convertisseur Ultranet Behringer Powerplay P16-I, de 6 P16-M supplémentaires et d’un P16-D supplémentaire.
Le P16-M est un mixeur personnel 16 canaux avec sortie casque ou ligne (pour alimenter une enceinte amplifiée).
Il reçoit les canaux par un câble ethernet RJ45 branché sur la sortie Ultranet des consoles Behringer x32 et XR ou Midas M32 et MR.
La console sélectionne quels canaux envoyer parmi les sorties directes ou les bus.
Des prémix peuvent ainsi être envoyés avec des pistes individuelles.
Mode d’emploi ici et page constructeur ici.
Fonctionnement du P16-M
Sur le mixeur P16-M, 16 boutons sélectionnent les canaux pour ensuite ajuster leur niveau individuel, leur panoramique ou leur égalisation (grave, semi paramétrique medium, aigu).
Réglages s’appliquant également au master.
Les canaux peuvent être liés pour former des paires.
16 emplacements mémoire sont disponibles pour sauvegarder les réglages.
En cas d’extinction, le mixeur reste sur les réglages en cours.
Une sortie Thru Ultranet permet de relier plusieurs boitiers entre eux.
Autant de boîtiers, autant de mix possibles.
Le P16-D
Le P16-D Ultranet est un distributeur de signal Ultranet PoE (Power over Ethernet).
Il récupère les 16 canaux sur la prise Ultranet (rj45) de la console et les distribue sur 8 sorties contenant l’alimentation pour le mixeur P16-M.
Le P16-M branché sur le P16-D n’a plus besoin de transfo d’alimentation.
En revanche, un P16-M branché sur la sortie Trhu d’un autre P16-M doit utiliser son alimentation.
Monitoring casques dans le studio
Jusqu’ici, la Yamaha 02r96 en régie gérait les envois casques grâce à ses huit circuits auxiliaires configurables en quatre stéréo.
Les mix étaient envoyés dans deux amplis casques SM Pro HP6E .
Le SM Pro HP6E est un ampli casque avec 4 entrées stéreo affectables sur six sorties au niveau réglable.
Les sorties casques passent par les patch analogiques des différentes pièces.
La 02R96 sélectionne maintenant 16 canaux (direct out ou bus) qu’elle envoie en ADAT dans la X32 Core et sa carte X-ADAT.
Celle-ci renvoie ces 16 canaux sur les mixeurs P16-M via la sortie Ultralink en RJ45.
Cependant, 32 canaux peuvent aussi être envoyés en ADAT dans la X32 Core.
Dans ce cas, celle-ci réalise des pré-mix et choisit les 16 canaux pour les P16-M.
Les deux distributeur P16-D sont installés dans le grand studio, d’un côté et de l’autre des panneaux séparant la pièce en deux.
Le système de monitoring classique avec les mix de casques gérés depuis la régie reste en place.
On l’utilisera forcément lorsque des musiciens enregistrent dans les petits studios accessibles depuis l’extérieur.
Ceux-ci ne sont pas câblés en rj45.
Il servira aussi en complément du système Behringer Powerplay P16 si besoin.
Parmi les 16 canaux, on a :
- un bus talkback : micro talkback régie + mix des autres micros servant à communiquer
le métronome- le playback d’écoute en stéréo
Ci dessous, quelques vidéos de présentation, configuration, trucs et astuces, toutes en anglais.

Acquisition d’une carte Behringer X-ADAT, carte optionnelle pour les consoles X32 ou Midas M32.
Page constructeur ici.
Carte 32 in / 32 out en ADAT via 4 ports en entrée et en sortie.
L’unique prise BNC Word Clock est selon les besoin une entrée pour horloge externe ou une sortie d’horloge maître.
Elle se configure dans la console.
Cette carte permet la connexion en ADAT de la X32 Core avec la Yamaha 02r96 de la régie pour récupérer les pistes d’enregistrement, piste métronome, talkback et playback.
La prochaine étape est l’acquisition de mixers personnels Behringer P16-M branchés sur la sortie Ultralink de la X32 Core.
Ces mixers permettront aux musiciens en séance de gérer eux mêmes leur mix d’écoute au casque.
La X-ADAT vient compléter l’univers X32 disponible au studio :
- X32
- X32 Core
- 2 cartes optionnelles X-MADI
- Behringer X-Touch (télécommande)
- Mid
as DL32 (boîtier de scène 32 in / 8 out) - Behringer SD8 (boîtier de scène 8 in / 8 out)
- Behringer S16
- 13 contrôleurs de monitoring personnel Behringer P16-M
- 3 distributeurs Ultranet Behringer P16-D
- 1 Convertisseur distributeur Ultranet Behringer P16-I
Le studio utilise les consoles X32 et matériels associés pour de l’enregistrement mobile jusqu’à 64 pistes ou l’enregistrement de maquettes pendant les résidences et les loue aussi pour des concerts.

La Telecaster Lofi T52 Relic du luthier sarthois Vincent Olbert est de retour au studio.
C’est sa guitare personnelle qui sert d’étalon, notamment pour le son et les micros lorsqu’il fabrique des modèles similaires.
A part l’accastillage, Vincent fabrique intégralement la guitare, y compris les micros.
Corps et manche une pièce en aulne, touche érable.
Sélecteur trois positions.
Relicage maison.
La Telecaster Lofi sonne classique années 50′.
Les amateurs de ce type de guitare qui l’ont essayée ont tous voulu la garder.
Pour le bobinage des micros, Vincent utilise une Meteor ME-301, machine qu’il est intéressant de présenter.
Bobineuse fil électrique
Meteor, marque suisse a conçu ce modèle ME-301 dans les années 50′ .
La machine réalise des bobinages de transfos, moteurs électriques ou micros.
Elle fut notamment utilisée par Gibson pour le bobinage de ses micros P.A.F.
ThroBak, leader mondial dans la reproduction des P.A.F. vintage de Gibson la présente dans cette série de publications :
- The Machines That Wound P.A.F. Pickups
- Meteo ME-301 PAF Pickup Winder
- ThroBak ME-301 Vintage Guitar Pickup Winder
En effet, Throbak utilise les mêmes bobineuses afin de se rapprocher au maximum des micros que produisaient Gibson.
Ils expliquent ainsi comment les caractéristiques de bobinage de cette machine produisent un son différent que d’autres bobineuses utilisées elles aussi par Gibson (pour d’autres références de micros).
A l’époque de la rédaction de ces articles (2016), ils déclaraient que la Meteor ME-301 était toujours en service chez Gibson.
La bobineuse est réglable et ajustable dans toutes ces caractéristiques.
- Le nombre de tours programmés, on peut voir sous le compte tour les roues crantées pour programmer le nombre de tours.
- Le débattement et la vitesse de déplacement (pour les aller-retours sur la largeur de la bobine).
- le diamètre du fil utilisé (gros cadran).
- La vitesse de rotation, grâce à la large pédale au sol.
Le moteur tourne de base à 5000 tr/mn mais cette vitesse est ramenée aux alentours des 1000 tr/mn.
Le volant sur lequel est fixé le support de bobinage (futur micro dans notre cas) peut être freiné à la main lorsqu’on veut mieux contrôler.
Fils utilisés
De nombreux fils électriques existent pour bobiner les micros.
Les caractéristiques principales sont leur diamètre (0,065mm pour un 42 AWG) et type de revêtement (le fil est finement isolé).
Le diamètre du fil joue sur sa résistance, plus le fil est fin plus la résistance est élevée.
L’épaisseur du revêtement et le diamètre du fil jouent sur le nombre de tours que l’on pourra réaliser pour une taille de micro donnée.
La combinaison entre le nombre de tours et la résistance du fil déterminera la résistance du micro et donc son niveau de sortie ainsi que l’inductance (avec le type d’aimants utilisés) et donc sa réponse dans les aigus.
Plus le nombre de tours est élevé plus les aigus sont atténués, plus le niveau de sortie est élevé.
Les différents micros se situent entre 5000 et 10000 tours.
Chaque constructeur de micros détermine par expérience le nombre de tours et le type de fil utilisé en fonction du modèle de micro et du son recherché.
Vincent a son petit tableau récapitulatif affiché sur la bobineuse.
Sources d’informations complémentaires
Voici des liens pour des publications en français très bien faites :
Guides micros guitare électrique, en fait un historique des micros avec leurs principes (1er micro, Charlie Christian, P90, simple, Humbucker etc)
Bobiner vos micros Episode 1 (bases 1) Episode 2 (bases 2), Episode 3 (les aimants), explications poussées (mais accessibles) sur les techniques, la physique, le nombre de tours et son influence sur le son, l’impédance, l’inductance, la taille des fils, les aimants etc.
C’est très complet et passionnant pour ceux qui s’intéressent au sujet.











Arrivée de cette Randall Telecaster datant probablement de la fin 60′ / début 70′.
Fabriquée au Japon par Kawai , plus exactement par Sakai Mokko.
Kawai fabriquait à l’époque sous plusieurs dizaines de marques pour l’Europe et l’Amérique du nord.
Son typé, très 60′ avec du twang et du grave.
Elle rappelle un peu la Kay déjà présente au studio.
Il n’est pas facile de trouver des infos sur cette marque de guitare.
Je n’ai pas trouvé de photos sur ce modèle à un seul micro.
En revanche, j’en ai trouvé sous la marque Jedson fabriquées à la même époque par Kawai/Teisco.
C’étaient à l’époque des guitares pas chères.
Celle-ci paraît malgré tout de fabrication plus sérieuse que la Kay précédemment citée.
Manche en acajou à touche palissandre avec binding et frette zéro.
Corps léger, probablement en « bois de cagette »
C’est le micro, typique des guitares japonaises de cette époque qui donne le caractère sonore de cette Randall Telecaster.
On imagine très bien jouer du surf dessus.
Cette guitare a été entièrement restaurée par le luthier Christophe Couillaud.
Les mécaniques (de base très bon marché) on été remplacées par un modèle neuf identique.
Les guitares Randall n’ont à priori rien à voir avec l’actuelle marque d’amplis Randall fondée en 1970 par Don Randall.
Don Randall était le bras droit de Léo Fender lorsque ceux-ci vendent Fender à CBS en 1965 (et qu’ils quittent en 1969).
Petit historique des guitares Kawai
Kawai, la marque de piano fondée en 1927 commence à fabriquer des guitares en 1954.
En 1967, Kawai rachète Teisco et commence à exporter des guitares sous les marques Telestar, Kimberley et Domino.
Kawai et Teisco auraient continué à avoir chacune leurs modèles mais il semblerait que tous soient fabriqués par Sakai Mokko.
Kawai fabrique sous la marque Apollo des guitares pour la société St Louis Music, un des plus gros distributeurs et fabricants d’instruments de musique d’Amérique du nord.
En 1969, la marque Kay est vendue à Teisco et Kawai fabrique alors pour Kay.
Kawai a fabriqué des guitares jusque dans les années 80′.
Liste des instruments et du backline disponible au studio ici.








1 quadruple
Faire de la compression parallèle sur la batterie (ou d’autres groupes d’instruments).
une entrée micro XLR
inversion de phase
Maintenance
Fonctionnement du P16-M
le métronome
as DL32
Le moteur tourne de base à 5000 tr/mn mais cette vitesse est ramenée aux alentours des 1000 tr/mn.