Actualité

Arrivée d’une Midas Venice 320 qui prend la place de la TAC Bullet 10/4/2.
Configuration
C’est la plus grande des Venice, 24 entrées mono et 4 entrées stéréo.
Malgré tout, ses dimensions restent modestes, 91 cm de large pour 57 cm de profondeur et avec un poids de 26 kg, elle est manipulable par une seule personne.
Il n’y a aucune difficulté à l’intégrer dans la régie du studio.
La console possède une égalisation 4 bandes avec deux semi-paramétriques pour les 24 canaux mono.
Une sortie direct out symétrique post-fader pour chaque canal mono.
Les quatre canaux stéréo ont quatres bandes d’égalisation fixes et pas de sortie direct out.
Ils peuvent être utilisés comme canal micro mono.
sorties :
- 4 sous-groupes
2 masters stéréo, A et B
- 6 auxiliaires, 2 pré-fader, 2 pré ou post-fader, 2 post-fader
Utilisation
Utilisation exclusivement pour la prise de son, le mixage se fait « in the box » au studio.
L’intérêt est de simplifier la mise en place des sessions d’enregistrement et de gagner du temps.
Pour utiliser la TAC, il fallait choisir les pistes où l’on voulait utiliser son eq, l’insérer via le patchbay puis adapter la sensibilité des convertisseurs de l’Antelope Orion 32+ Gen3 au niveau de sortie de la TAC.
Ces petites opérations ralentissaient l’installation déjà un peu longue quand on a une trentaine de micros avec des musiciens répartis dans plusieurs pièces.
L’utilisation d’une égalisation à la volée pendant une prise de son n’était pas possible.
La Venice est câblée par défaut, via des patchbays normalisés, entre les préamplis Aphex 1788 et les convertisseurs de la carte son.
Branchement dans l’entrée ligne et sortie par le Direct out (post fader) de chaque canal.
Tous les niveaux, sortie de préampli Aphex, gain d’entrée ligne Venice et sensibilité de convertisseur carte son ont été calibrés pour être cohérents tout au long de la chaîne.
Les Aphex sont pratiques pour cela, leur niveau de sortie est réglable par canal indépendamment du gain d’entrée.
Ainsi, à tout moment, par l’enclenchement du bouton « eq on » de la console, on peut insérer une égalisation sur les 24 premiers canaux de la session.
C’est un gain de temps et une souplesse d’utilisation accrue.
Les sorties master, auxiliaires et groupes de la console sont disponibles sur le patchbay.
Cela rend possible l’utilisation de compresseurs sur un mix (de batterie par exemple)
L’organisation des patches du studio permet d’insérer d’autres périphériques, compresseur ou égaliseur, avant ou après l’eq de la Midas Venice.
Voir l’article sur le câblage et les patchbays.
Préamplis
Les préamplis de la console restent utilisables si besoin mais bien qu’ils soient de qualité, ils souffrent de deux problèmes qui jusque là étaient un frein à l’utilisation de cette console :
Il n’y a pas d’inversion de phase et le bouton d’alimentation fantôme situé à l’arrière, à côté de la prise XLR n’est pas très accessible.
L’absence d’inversion de phase est rédhibitoire, notamment sur les multiples micros d’une batterie qui sont précisémment ceux où il y a le plus de chance d’égaliser à la prise.
L’utilisation des préamplis extérieurs contourne ces deux problèmes.
les Aphex 1788 du studio ont de nombreuses fonctions :
- peak-mètre par tranche
- limiteur
- action groupée sur plusieurs canaux, jusqu’à 8.
- inversion de phase
- alimentation fantôme
gain 65 dB, cranté par pas de 1 dB
- pad
- coupe bas
- mute
Coût et rapport qualité-prix
On touve cette console pour moins de 800€ d’occasion.
Le studio l’a acquise pour 750€, ce qui revient à une trentaine d’euros par tranche d’égalisation.
C’est imbattable.
Ces égalisations musicales n’ont pas la finesse sur la bande la plus haute des Yann Lu EQ 500 du studio par exemple mais on passe alors dans une autre gamme de prix.
Les différents modèles de Venice
Il existe trois gammes de Venice :
- Venice 160, 240 et 320
- VeniceF : VF16, VF24, VF32
- VeniceU : VU16, VU24, VU32
Le chiffre désigne le nombre d’entrées, sachant qu’elles ont toutes 4 canaux stéréo.
Venice 160 / VF16 / VU16 : 8 entrées mono et 4 stéréo soit 8+8 = 16
Elles ont toutes 6 auxiliaires et 4 sous-groupes.
Venice
Les Venice 160, 240 et 320 sont les premiers modèles sortis.
Conçus en Angleterre, ils ont été fabriqués en Allemagne de 2001 à 2010, dans l’usine Dynacord qui appartient au groupe Midas / Klark Teknik.
C’est la première console compacte fabriquée par Midas.
Elle a des Fader courts de 60 mm alors que la norme est de 100 mm.
VeniceF
Music Group (Behringer) rachète Midas en décembre 2009.
La fabrication des premières Venice est arrêtée, le nouveau modèle VeniceF est fabriqué en Chine jusqu’en décembre 2016.
Voici ce qui diffère par rapport au premier modèle :
- Interface Firewire.
- Faders 100 mm.
- Eq 4 bandes dont grave et aigu semi paramétriques et les deux mediums complètement paramétriques.
- Inversion de phase.
- switch 48v par tranche sur le dessus de la console
- Pad
- Switch d’insert avec voyant.
- Matrice 7×2
Direct out pré ou post eq avec un switcht mais pré-fader, ce qui est dommage en studio.
Il peut être passé en post fader en déssoudant et ressoudant un cavalier par voie à l’intérieur.
Son ventilateur est bruyant, ce qui peut être gênant en studio.
VeniceU
Sortie en 2013, également favriquée en Chine.
Ce qui diffère par rapport au premier modèle :
- Interface USB.
- Faders 100 mm.
- EQ 4 bandes toutes semi paramétriques
- Inversion de phase.
- switch 48v par tranche sur le dessus de la console
- Pad
- Tous les envois auxiliaires sont commutables pré ou post fader
- Pas de vu-metres pour les groupes et auxiliaires
- Direct out par défaut pré eq, configurable en post fader par jumper interne.
- Direct out sur l’entrée micro des canaux stéréo.
Comparaison des caractéristiques techniques
Voici un tableau qui reprend les caractéristiques techniques publiées dans les manuels.
Les trois ont des caractéristiques très proches mais on note quand même que le premier modèle a des spécifications légèrement meilleures.

Voici un article sur le câblage et l’utilisation de patchbay en studio.
Patchbay, terme anglais qu’on peut traduire par baie de connexions.
On l’abrège souvent en patch.
Selon le cadre dans lequel on l’utilise, patch peut avoir plusieurs significations.
En studio, cela désigne l’endroit qui regroupe l’ensemble des entrées et sorties des différents appareils ramenées sur des connecteurs.
Pour le concert où la scène, cela désigne la liste des instruments et voix à sonoriser, ou le boîtier sur scène sur lequel on branche les micros et boîtes de direct.
Pour les synyhétiseurs, c’est une configuration de différents modules.
Quel type de patch
L’idée est donc de ramener les entrées et sorties de tous les appareils au même endroit afin de faciliter le câblage entre eux.
On ne va s’intéresser qu’aux boîtiers rack 19″ présentants des connexion symétriques devant et derrière sur deux rangées superposées.
Sans s’étendre sur la question, les connexions symétriques ont trois points (point chaud, point froid et masse).
Quasiment tous les appareils ont des entrées / sorties symétriques.
Ces patchbays ont 4 prises par canal : deux rangées de prises l’une au dessus de l’autre devant et la même chose derrière.
Les appareils sont branchés sur les connexions arrières, celles de devant permettent de les interconnecter entre eux.
Panneaux de connexion simples ?
On peut concevoir des patchbays sur des panneaux de connexion simples, une prise devant avec le câble soudé derrière.
Cela prend plus de place et n’a pas la souplesse et la facilité de câblage que proposent les boîtiers patchbays comme on va le voir.
C’est néanmoins plus sûr dans certains cas, notamment pour les entrées de préamplis et les arrivées micro.
Les préamplis alimentent les micros avec le 48V de l’alimentation fantôme, il est déconseillé de les passer par un patchbay en jack.
Le jack au moment où on le branche peut court-circuiter cette alimentation et détoriorer le préampli.
C’est pourquoi, à la Boîte à Meuh, toutes les arrivées de micros provenant des pièces de prise et toutes les entrées de préamplis, réunies au même endroit dans la régie, sont sur des prises XLR.
Quelle connectique ?
Au format rack 19″, on trouve maintenant deux types de pachbays, ceux en jack symétrique 6,35 mm et ceux en TT (Tiny Telephone) ou Bantam.
Les patchbays TT aux prises plus petites ont le double de connexions dans le même espace que ceux en jack, 96 contre 48.
Ils sont aussi considérablement plus chers, 1450€ pour le Neutrik NPPA-TT-PT contre 60€ pour le Rean (sous-marque Neutrik) NYS SPP-L1.
Compter aussi une vingtaine d’euros pour le cordon TT contre 1,50€ pour le cordon jack.
Modes de câblage
Ces boîtiers fonctionnent selon différents modes qui connectent entre elles par défaut, tout ou partie des quatres prises de chaque canal :
- Normalled : normalisé
- Half Normalled : semi-normalisé
- Thru : traversant
La convention de câblage veut que la rangée superieure concerne des sorties d’appareils alors que celle inférieure concerne des entrées.
Normalisé et semi normalisé
La normalisation connecte automatiquement la rangée arrière de dessus à celle arrière de dessous sans qu’il y ait besoin de relier par un câble à l’avant.
Si on branche les sorties de préamplis à l’arrière sur la rangée de dessus et les entrées de convertisseurs A/N à l’arrière sur la rangée de dessous, ceux-ci sont automatiques connectés ensemble en mode normalisé.
Le branchement d’un jack à l’avant (haut ou bas) coupe la connexion entre l’arrière-haut et l’arrière-bas.
En semi normalisé, les prises du haut (avant et arrière) et la prise arrière sont connectées.
Le branchement d’un jack à l’avant-bas coupe la connexion entre le haut et le bas.
Traversant
Tous les appareils raménés sur la patchbay n’ont pas forcément besoin d’être automatiquement connectés à d’autres.
C’est le cas par exemple des modules d’égalisation ou de compression que l’on peut insérer après n’importe quel préampli.
Ceux-ci seront donc branchés en mode traversant.
En mode traversant, le haut et le bas ne sont pas connectés, qu’il y ait un jack branché à l’avant ou pas.
Optimisation
Un patch bien pensé va optimiser l’emplacement des entrées et sorties des différents appareils afin que tous ceux qui ont besoin d’être reliés par défaut le soient en mode normalisé, sans qu’il y ait besoin d’utiliser un câble.
Par défaut au studio, les 24 premiers préamplis Aphex sont connectés aux 24 entrées lignes de la console Midas.
Les 24 sorties direct out de la console Midas sont connectées aux 24 premiers convertisseurs A/N de la carte son Antelope.
On peut insérer dans cette chaîne des compresseurs et égaliseurs disponibles en mode traversant dans le patchbay.
Les modèles
Petit tour des différents modèles et de la manière qu’ils gèrent la normalisation et les différents modes de connection.
Tous proposent un réglage par canal du mode de connection.
Rean NYSPP L1
60€, Rean est une sous marque de Neutrik.
Le choix entre normalisé et traversant s’effectue en retournant la carte individuelle supportant les jacks avant / arrière.
Pour cela, il faut démonter la face avant du patch et positionner chaque carte dans le sens désiré.
Il faut donc bien anticiper son câblage car il faudra tout démonter si on veut changer le mode de connection sur un canal.
Millenium PB48
55€
idem Rean Nyspp L1
Behringer PX3000 Ultrapatch Pro
60€
Un bouton trois positions sur le dessus du boîtier commute entre normalisé, traversant et semi-normalisé.
C’est plus bien pratique que les deux modèles précédents mais l’accès à ces boutons n’est pas garanti quand tout est installé.
Au studio, les patchbays sont collés les uns par dessus les autres, pour accéder aux boutons il faut les sortir.
Samson Patch +
150€
Commutation entre normalisé / semi-normalisé/ traversant avec un petit switch par canal en face avant.
La plus pratique des solutions mais il y a peu de place pour écrire le nom des appareils branchés.
ART P48 Patchbay
160€
Un bouton poussoir par voie à l’arrière sélectionne entre les modes normalisé ou semi-normalisé.
Innaccessible dans une configuration comme celle du studio, il faudrait sortir la patchbay pour changer de mode de connexion.
Black Lion Audio PBR TRS
270€
Un bouton poussoir par voie à l’arrière sélectionne entre les modes normalisé ou semi-normalisé
Flock Audio Patch
3700€
On n’est plus tout à fait dans le même cas de figure puisque les 32 in et 32 out sont sur des prises DB-25 (8 canaux chacune, 4 prises in et 4 out)
Configuration du routage via un logiciel sur un ordinateur branché en USB.
La commande de connexion est numérique mais les engtrées / sorties sont analogiques.
C’est évidemment très puissant car tout est configurable sans démontage avec énormmément de possibilités.
Néanmoins, il n’ya que 2 prises XLR mâles et 2 femelles en face avant pour brancher des appareils imprévus.
Les 64 connexions du Flock ne suffisent pas pour le studio qui réunit presque 300 in/out dans ses patchbays.
Vidéos et ressources
D’autres trucs, astuces et tutoriels dans la rubrique ressources de la page publications du site.
Le site Synth Food publie un article très bien fait : Le patchbay pour les débutants.

Le Behringer 369KT est un très bon compresseur mais il a un gros problème avec ses boutons.
En effet, le plastique intérieur est trop fragile et ne résiste pas à l’effort lorsqu’on tourne les potentiomètres crantés.
Une fois cassés, les boutons tournent dans le vide et n’entraînent plus le potentiomètre.
En quelques manipulations à peine, tous les boutons cassent.
Les photos montrent que ceux qui ne sont pas franchement cassés sont fêlés et prêts à lacher.
Lors d’un achat neuf, trois options s’offrent alors à vous :
- Echanger l’appareil
On risque d’en récupérer un avec le même problème.
A l’heure où celui-ci a été acheté (mi décembre 2024), le problème à l’air assez général.
On espère que Behringer va y remédier. - Le rendre et se faire rembourser
Il va être très difficile de trouver une machine qui fonctionne aussi bien pour le même budget.
250€ le canal de compression pour un double mono / stéréo, on trouve difficilement, même d’occasion . - Changer les boutons sois-même avec dédommagement du magasin.
C’est l’option retenue par le studio.
Gear4music a remboursé 85€ pour que nous gardions l’appareil et nous débrouillions avec les boutons.
Le changement des boutons 369KT est assez simple pour peu qu’on sache quoi acheter et où.
Les boutons
Extérieurement les douze boutons 369KT sont identiques.
Intérieurement il y a deux types de boutons liés à la hauteur des potentiomètres.
les potentiomètres noirs sont plus hauts.
Les boutons choisis par le studio sont identiques et de fait ne se retrouvent pas tous à la même hauteur, ce n’est pas très grave.
Attention au diamètre du bouton.
Les boutons sont assez rapprochés les uns des autres et la sérigraphie est proche du bouton.
Un bouton trop large ou avec un pointeur trop grand masquera la sérigraphie.
Pointeur : marque,trait, point ou excroissance sur le bouton qui pointe la valeur sur la sérigraphie.
Les potentiomètres ont un axe rond d’environs 6,4mm de diamètre avec un méplat.
On appelle cela « D shaft » en anglais.
Deux types de boutons existent, ceux avec une vis de serrage ou ceux dont la forme intérieure épouse ce « D shaft ».
Boutons D shaft
Ces boutons s’enfichent sur la tige du potentiomètre sans qu’il y ait besoin de régler ou serrer quoi que ce soit.
Le choix disponible est assez limité pour ce type de boutons.
Attention au positionnement du pointeur, avec ce type de bouton on ne règle pas la position du pointeur.
Les boutons 369KT ont le pointeur perpendiculaire au méplat dirigé à l’opposé.
On trouve des boutons ave le pointeur sur le côté par rapport au méplat ou centrés.
Boutons à vis de serrage
Très nombreux choix pour ce type de boutons.
Ils ont des vis pour petit tournevis plat ou pour clé allen.
Certains ont des inserts en laiton, c’est plus solide.
Ils sont donc maintenus par le serrage de la vis sur l’axe du potentiomètre.
Il faut maintenir le pointeur dans la bonne position pendant qu’on serre la vis.
Les positions crantées sont bien repérées, cela ne pose pas de problème.
Où les acheter ?
Le studio n’ a pas l’habitude d’acheter ce type de fournitures.
Les recherches internet ne sont pas faciles quand on ne sait pas comment formuler les demandes.
Les premiers résultats de recherche donnent des sites de vente de pièce détachées pour guitare, voire pédales de guitare.
Cela ne paraît pas très adapté bien qu’en fin de compte si les cotes et le type de fixation correspondent cela pourrait convenir.
Des ingés son ont gentimment répondu à une publication du studio sur le groupe Facebook « DEVENIR INGESON ».
Voici donc quelques liens pour des magasins et quelques termes anglais pour s’y retrouver et orienter ses recherches.
Lexique :
- knob : bouton
- knob cap : capuchon de bouton (il faut l’acheter séparément pour certains boutons)
- knurl : moletage (stries verticales)
- knurled knob : bouton moleté
- chickenhead : tête de poulet, forme de bouton très répandue, exemple Chandler. Celle choisie par le studio
- shaft : axe du potentiomètre, classé par diamètre
- 1/4″ : 6,35mm, diamètre de l’axe des potentiomètres (celui des boutons 369KT)
- screw : vis
Les magasins :
- Don Audio Allemagne, en anglais
- Das Musikding Allemagne, en anglais
- Banzai Music Allemagne, en anglais, français mais recherches sur le site en anglais
Certains de ces magasins vendent avec des quantités minimum.
La provenance de certains produits est inconnue et il n’est pas impossible qu’ils proviennent des mêmes usines que ceux qu’on trouve sur Aliexpress.
Aliexpress reste donc une option même si on emmet beaucoup de réserves sur les achats sur ce site.
On y trouve toutes les contrefaçons, revendues par des escrocs comme occasion n’ayant jamais servi sur les sites de petites annonces.
Le studio s’était fait avoir il y a quelques années avec un Neumann KMS 105.
Pour ne pas réfléchir trop longtemps, le studio a choisi les mêmes que sur la vidéo ci-dessous qui relate le changement de boutons.
Aliexpress, sachet de douze, environs 11€ livraison comprise.
Livraison relativement rapide, 8-10 jours.

Achat d’une housse pour la console Behringer X32 Compact achetée l’année dernière : le Gator G Mixerbag 2621.
Page constructeur ici.
Cette console acquise pour alléger la manutention ne remplissait pas tout à fait cet objectif, à cause de son flight-case bien trop lourd.
Achetée avec un Flight Case Thomann, le moins cher des deux que propose le magasin; c’est aussi le plus lourd !
En quête d’un flight léger en plastique type SKB, je suis finalement tombé sur cette housse dont j’ignorais l’existence.
Le mixerbag est exactement ce qu’il faut quand on sort occasionnellement avec pas trop de matériel.
Convient pour la X32 Compact et la producer qui sont de tailles proches.
La Compact est large dedans.
Convient probablement aussi pour d’autres consoles analogiques ou numériques, il faut vérifier les mesures
Caractéristiques
|
|

Le changement de monitoring du studio s’accompagne d’un nouveau système de calibration : Le Neumann MA 1.
Page constructeur ici.
Voici un petit compte rendu de son utilisation.
Ce n’est absolument pas un test scientifique.
C’est l’occasion de comparer avec Sonarworks précedemment utilisé.
Présentation
Neumann a sorti deux paires d’enceintes, les KH80 et KH150 équipées d’un processeur pour de la correction d’écoute ainsi que le sub KH750.
Les références plus anciennes comme les KH310A du studio ne sont pas processées.
Cependant, l’adjonction du sub KH750 permet de les corriger avec le processeur du sub.
Pour rappel, le signal stéréo à écouter passe d’abord par le sub avant d’aller vers chaque enceinte.
C’est l’option que le studio a choisi.
Ce nouveau système utilise le micro MA 1 et le logiciel de calibration gratuit à télécharger.
Neumann fourni un fichier de calibration personnel avec le micro.
Fichier téléchargé en ligne pendant la procédure de calibration avec le numéro de série et un code dans la boîte du micro.
Le logiciel de calibration effectue les calculs dans l’ordinateur accueillant la carte son puis transfère le résultat dans les enceintes processées, ici le sub KH750.
Les enceintes Neumann équipées du processeur se connectent à l’ordinateur par réseau ethernet.
Au studio, le PC est branché à internet par sa prise Ethernet via un hub.
Le sub est connecté au même hub.
La vidéo (Neumann) plus bas récapitule la procédure étape par étape.
Comparaisons entre les calibrations Neumann et Sonarworks
Précédente configuration
Cette nouvelle configuration ressemble beaucoup à la précédente installée au studio :
- paire de Klein & Hummel O300D, le modèle devient KH310A après le rachat par Neumann (avec quelques améliorations).
- Sub Neumann KH805
- Calibration d’écoutes Sonarworks
Description et comparaisons
Sonarworks a pensé sa calibration pour des enceintes deux voies verticales sans sub.
Avec les O300D / K310D, enceintes 3 voies horizontales + sub on est loin de la configuration idéale pour Sonarworks.
La calibration Neumann exlusive aux enceintes de la marque tient compte des modèles utilisés dans le calcul des corrections proposées.
Conclusion
La calibration Neumann MA 1 est bien plus adaptée à cette configuration que ne l’était la Sonarworks.
Cela n’enlève rien aux qualités de Sonarworks qui améliorait malgré tout l’écoute.
On accède à la calibration Neumann en achetant le micro de mesure MA 1 (273€).
C’est moins cher lorsqu’on possède les enceintes processées Neumann que d’acheter Sonarworks et son micro de mesure.
La correction intégrée est une bonne raison d’orienter son choix d’enceintes de monitoring vers un système Neumann.
Adam propose aussi des enceintes processées qui intégrent la correction Sonarworks (qu’il faut acheter).
En résumé, MA 1 l’emporte sur Sonarworks Reference 4 sur la plupart des points avec le type d’écoutes du studio :
- latence
- transparence à l’utilisation avec la correction dans les enceintes (correction appliquée à toute écoute venant ou non de l’ordinateur)
- facilité de mesures 7 contre 37
- Prix
- management du sub
- rendu de la correction, gestion du grave bien plus cohérente
- modification de la courbe de correction cible
Sonarworks l’emporte sur l’activation /désactivation de la correction qui est instantanée et facilite la comparaison avec ou sans correction.
Gestion du sub
Quelques remarques sur la gestion du sub.
Il s’active ou se désactive avec le logiciel de calibration qu’il faut donc ouvrir.
A l’allumage, il est dans l’état de la dernière utilisation.
L’activation / désactivation n’est pas instantanée et génère des sauts de son avant que cela ne se stabilise.
Ce n’est pas très pratique pour comparer le son avec ou sans sub.
On suppose que la correction appliquée tient compte de l’activation ou non du sub par le bass management.
A l’issue du calibrage, le logiciel MA-1 permet de modifier La courbe de réponse cible avec huit points paramétriques et deux shelves.
Ces modifications se font avec le sub forcément actif.
Le résultat obtenu dépend bien sûr de l’emplacement choisi pour le sub.
Le premier calibrage, réalisé avec le sub sous le bureau légèrement à droite de l’axe, donnait un sub trop présent.
Un deuxième calibrage avec le sub presque complètement à gauche a donné de bien meilleurs résultats.
Pourtant, sans correction, on entendait clairement que les graves venaient de la gauche.
La correction replace le sub au centre dans l’espace.
Ces remarques concernent la configuration du studio, pas les configurations où chaque enceinte a son système de calibration intégré.