Actualité

Nouvelle pédale de guitare au studio avec cette MXR Sub Machine, un Fuzz Octaver.
Page constructeur ici avec manuel ici.
Fabriquée initialement par le Custom Shop MXR, la Sub Machine combine la pédale La Machine Fuzz avec un circuit d’octave inférieur.
MXR, fondée en 1973 a été achetée en 1987 par Jim Dunlop.
Caractéristiques
Pédale utilisable en fuzz classique avec les réglages habituels de volume, tonalité et fuzz auxquels s’ajoutent des fonctions d’octaver.
Volumes séparés pour le fuzz et l’octave
- Interrupteur série/parallèle
- L’interrupteur octave envoie le signal de fuzz dans le signal d’octave supérieur
- True bypass
L’octaver et le fuzz sont en parallèle mais le petit bouton blanc « series » active un branchement en série, l’octaver passe alors dans la fuzz.
Backline du studio
Les fuzz comme les distorsions ou les overdrives on n’en a jamais assez, les variations de couleurs sonores proposées par ces effets sont très larges.
Liste des instruments, des pédales et du backline du studio ici, dont :
- Overdrive Psi Drive (clone Klon Centaur fait main en Angleterre)
- Overdrive Bigfoot Thunder Pup (fait main en Angleterre)
- Overdrive Demon Tube Screamer (clone Ibanez TS9 / Maxon TS808)
- distortion Georges Dennis Distorded Mind Rock
- distortion Joyo Us Dream (copie de Suhr Riot)
- distortion Little Bear R.Attack RT2 (clone Proco RAT)
- fuzz Roger mayer
- Foxy Tone Box (copie fuzz Foxx Tone par Warm Audio)
Excellente démo en français par Tone factory plus bas.

Fabrication par Shark Amps de la copie exacte d’un Fender 64 Custom Princeton Reverb (handwired) tel que commercialisé en ce moment.
Faire fabriquer l’ampli est revenu plusieurs centaines d’euros moins cher que l’acheter neuf (on le trouve autour de 2400€).
- Fabrication du circuit point à point
- Utilisation de composants hauts de gamme, condensateurs Blue Molded et Orange Drop
- Même haut-parleur 10″ Jensen P10R Alnico
- Lampes JJ Electronics, 7025 en V1
- Footswitch 2 canaux pour reverb et tremolo
Par rapport à l’original, il a un standby en plus
- 12W
- Même taille de cabinet
C’est donc la copie d’un modèle Blackface dont on trouve facilement le circuit.
Ampli léger qu’on peut pousser à fond sans faire trembler les mûrs!
Brève histoire des modèles Princeton
Apparu en 1947 avec la première série de trois amplis commercialisée par fender, il est produit jusqu’en 1979.
Les premiers modèles ressemblent peu à ceux de la fin.
Le modèle initial « Woody » en bois nu, est l’entrée de gamme des trois modèles de la série originale.
3 Watts, aucun réglage, pas même de bouton d’allumage.
En 1948 le Fender Champ devient l’entrée de gamme, le Princeton se couvre du revêtement « tweed » caractéristique des années 50′.
Différents modèles se succèdent, certains étant des modifications de Fender Champ.
En 1961 un nouveau modèle de conception complètement différente apparaît, circuit 6G2 connu sous le nom de « Brown face » pour son revêtement en tolex brun.
Il est doté d’un tremolo que les modèles suivants garderont (mais dont le circuit sera différent).
Le « Black Face » est produit à partir de 1964, remplacé par le « Silver Face » produit de 1968 à 1979.
Les termes « black face » et « silver face » font cette fois référence à la couleur de la plaque recevant les réglages.
Il réapparait en version transistor, le Princeton Chorus, à la fin des années 80′.
Fabriqué aux USA de 88 à 91 (boutons rouges) et au mexique de 91 à97 (boutons noirs).
En 2006, un Princeton Recording Amp revient au catalogue.
A partir de 2008, fabrication de modèles reissue :
65 Princeton Reverb
- 68 Custom princeton Reverb
- 64 Custom Princeton Reverb (Handwired)
- 62 princeton Chris Stapleton
Mesa Boogie
Pour la petite histoire, Randall Smith créateur de la marque Mesa Boogie a démarré sa carrière en modifiant des amplis Princeton dans les années 60′.
Il augmentait le gain d’entrée les rendant plus puissants et créant ainsi le son de distorsion high-gain.
Il est connu comme étant le premier fabricant d’amplis « boutique ».
Carlos santana, Keith Richards, Ron Wood ou Jerry Garcia (Gratefull dead) ont utilisé ses services.
Cette petite annonce ici (en anglais) pour un ampli modifié de cette époque retrace ce travail et cette époque.
Histoire (en anglais) plus complète ici.
Blackface et Silverface
Si la conception des Blackface et Silverface diffère du Brownface, il n’est pas évident de savoir ce qui différencie les Blackface des Silverface.
Certains disent que seule la plaque change, il est probable que des composants ont changé au fil des années de production.
D’autres font état de changement dans le circuit rectificateur.
La réverb apparaît à partir du Blackface, tous les Blackface ou Silverface n’en ont pas.
Les modèles Reissue n’ont pas le même haut-parleur, les vidéos plus bas (en anglais mais on peut se passer des commentaires) montrent clairement la différence de son.
Excellente page ici (en anglais) très complète qui donne les différences, les schémas, les évolutions; le tout ponctué de vidéos.
Les amplis du studio
On peut trouver la liste complète des instruments et du backline disponibles au studio ici.
Parmi les nombreux amplis, quelques Fender :
- Blues Junior
- 65 Twin-Reverb (reissue)
- Blues Deluxe USA avec upgrade
Ils ont chacun leur couleur sonore.
A noter aussi la Fender 63 Reverb Unit Reissue, tête de réverbération à lampe (réverbe uniquement, pas ampli).
Tous ces amplis sont équipés de réverbe, aucune ne sonne pareil même si parfois ils utilisent le même tank Accutronics.
La Reverb Unit, bien typée, est imbattable dans certains styles.

Recapage et nettoyage complet du Neumann U64 du studio et recapage, réglage et remise à neuf complète de son alimentation .
Le recapage est le remplacement des condensateurs.
Le condensateur est le composant qui s’altère le plus avec le temps, il a une durée de vie limitée.
Les alimentations des 2 KM64 du studio avaient été refaites il y a moins de vingt ans et n’avaient besoin que d’un calibrage de la tension de chauffage du filament.
Celle-ci est d’origine.
Le U64 est quasiment le même micro que le KM64.
Il utilise une lampe Nuvistor 7586 RCA à la place de l’AC701 du KM64.
Contrairement à l’AC701, la lampe Nuvistor se trouve facilement et n’est pas très chère.
Caractéristiques de la Nuvistor ici.
Le corps du U64 est un peu plus petit que celui du KM64.
Nous n’avons pas noté de différence de son flagrante entre les deux micros.
Il porte le numéro 040.
Les caractéristiques ci-dessous, issues de la notice ici sont quasiment identiques, la courbe de réponse en fréquence est la même.
Micro fabriqué à partir de 1964 jusqu’à la fin des années 60′, page constructeur ici.
Il a rapidement été remplacé par le KM84 à transistor, apparu en 1966 qui utilise la même capsule.
Apparemment, les U64 étaient exclusivement dédiés au marché américain.
Le tube électronique Nuvistor fabriquée par RCA à partir de 1959 était en métal et céramique alors que les autres étaient en verre.
Petit, en forme de dé à coudre.
Le Nuvistor 13CW4 a remplacé la lampe Telefunken VF14 plus fabriquée dans les Neumann U47 .
On trouve aussi le Nuvistor dans Les AKG / Norelco C12A (ceux à la forme rappelant le C414) et C28.

Les deux Neumann KM64 du studio reviennent de chez L’Atelier du Microphone pour une calibration des alimentations.
Présentation du micro et histoire
Le KM64 est un micro statique à lampe petite membrane.
Ce micro crayon ou cigare, (pencil comme disent les anglais) a été fabriqué au milieu des années 60′.
La brochure constructeur disponible sur la page Neumann est datée de 1966.
KM pour Klein Microphon (traduction : petit microphone) apparut en 1953 avec le KM53, premier micro crayon de la marque.
Cette miniaturisation des microphones découlait du besoin d’avoir des micros plus discrets, notamment avec l’arrivée de la télévision.
Les micros habituels, U47 et gros micros à ruban cachaient leurs interprètes.
La capsule à diaphragme en métal des KM53 était plus à même que les capsules à diaphragme synthétique de supporter et dissiper la chaleur des lumières intenses des projecteurs des plateaux télé de l’époque.
Les éclairages de plateaux télé qui ont aussi conduit à la création des guitares couleur TV yellow.
Ce jaune ocre apparaissait blanc à la télé en noir et blanc mais reflétait moins l’éclairage des puissants projecteurs que les finitions blanches.
Les séries KM53,54,56 et 64 utilisaient la lampe Telefunken AC701 k qui avait fait ses preuves.
On retrouve cette lampe dans les modèles suivant :
- Neumann SM69, M249, M49, M50, M269c
- Schoeps M221B, M222
- Telefunken Ela M251, Ela M250
Le KM64 bénéficie d’une nouvelle capsule la KK64 développée en 1964.
Diaphragme en mylar (en nickel pour les KM53,54,56), elle a une réponse étendue vers les hautes fréquences et une atténuation hors axes indépendante de la fréquence.
Cela se traduit par la reproduction d’un timbre constant (mais d’un niveau variable) lorsque la source se déplace de -135° à + 135° autour de l’axe du micro.
Le KM64 dispose d’un atténuateur 10dB sur le corps.
Page constructeur ici, brochure ici.
KM84
Le KM84 qui a remplacé le KM64 utilisait la même capsule mais avec un préampli à transistor.
L’alimentation de ce préampli ce faisait par un tout nouveau procédé développé en 1966 par Neumann à la demande de la télévision Norvégienne : l’alimentation fantôme en 48V.
Le KM84 est le premier micro au monde à bénéficier de cette technologie.
Elle s’est par la suite généralisée à tous les micros statiques chez tous les constructeurs.
Le Km64 construit à partir de 1964 n’a pas dû être produit longtemps, le KM84 fabriqué à partir de 1966 l’a rapidement supplanté.
Alimentation et lampe AC701
Ou pourquoi il faut calibrer précisément les alimentations des micros utilisant des lampes AC701.
Les lampes AC701 nécessitent des tensions d’alimentation très précises.
Marc Henry de L’Atelier du Microphone nous alertait sur les dangers d’une mauvaise calibration de l’alimentation.
Une différence de 0,1V avec la tension nécessaire peut endommager irrémédiablement la lampe à la longue.
Bien alimentée, cette lampe peut durer des dizaines d’années, ce qui est le cas sur nos micros qui ont plus de cinquante ans.
Chaque composant a ses propres tolérances par rapport aux valeurs théoriques et vieillit différemment.
Les performances de l’alimentation évoluent dans le temps, de même que le préampli autour de la lampe et la lampe.
Il faut donc calibrer chaque alimentation à chaque lampe et préampli.
Nos deux KM64 sont repérés et doivent utiliser l’alimentation dédiée et repérée.
L’échange des alimentation est donc une mauvaise idée.
Les lampes Telefunken AC701K sont chères et difficiles à trouver.
Leur cote en 2022 se situe entre 400€ et 500€.
Neumann avait sorti dès le début une variante, le U64 qui utilise une lampe Nuvistor 7586 à la place de l’Ac701.
Le son et les caractéristiques sont identiques, le micro est un peu plus petit.
Le studio possède un U64.
Caractéristiques
Utilisation
Comme tout micro, le KM64 peut être utilisé sur de nombreuses sources.
Il est particulièrement apprécié sur les guitares folk et les instruments à cordes (violons, violoncelles).
Tour des différents modèles Neumann et appréciations par Pierre Jacquot ici.
Certains utilisateurs préfèrent la couleur sonore de la capsule en nickel du KM54.
Cependant le KM64 bénéficie d’un meilleur bruit de fond, d’une réponse étendue dans l’aigu et d’une meilleure réponse en fréquence hors axe.
Une réponse en fréquence hors axe non uniforme détimbre la source lorsqu’elle s’éloigne de l’axe du micro.
C’est gênant lorsque la source bouge par rapport au micro ou lors de la prise de son d’ensembles avec plusieurs micros; la repisse de chaque source dans les autres micros sera détimbrée.
Liste des autres micros statiques « cigare » du studio
- 1 Neumann U64 (lampe)
- 2 Neumann KM184
- 2 Shure KSM 141
- 4 Oktava MK 012 modifiés par Michael Joly
- 4 Oktava MK 012 modifiés par L’Atelier du Microphone
- 2 Line Audio CM3
- 1 AKG C451EB
- 2 Audiotechnica Pro 37r

Voici de retour les deux micros Sony C48 du studio, réparés et entièrement révisés par Obsolete Audio.
Ils n’étaient plus en état depuis longtemps avec le son qui coupait.
L’intérieur du micro est tellement ajusté et serré qu’une intervention demande beaucoup de temps et peut vite ne pas être rentable.
Jérôme (Obsolete Audio) a pu récupérer les capsules.
Après remise en état, il a mesuré un écart de 0,1v entre les deux micros sur une prise stéréo.
Ecart suffisamment faible pour permettre de les utiliser en couple stéréo.
Description
Le Sony C48 est un micro statique large membrane fabriqué au Japon de 1979 au début des années 90′.
Micro haut de gamme et donc vintage que l’on croise peu.
Son circuit électronique et sa capsule sont de conception proche de celle du Neumann U87, cependant il sonne différemment.
Son plus chaleureux et doux qu’un Neumann U87 AI.
Alternative meilleure marché au départ que le U87, sa rareté et sa qualité ont fait considérablement augmenter sa côte.
On accède aux réglages en ouvrant le capot, il faut pour cela appuyer sur les deux boutons poussoirs sur les côtés du micro.
A l’intérieur, un emplacement pour une pile 9V pour remplacer l’alimentation fantôme (comme sur les U87 P48, 1ère génération) ainsi que trois boutons (comme sur le U87 également):
M / V (Musique / Voix) : coupe-bas
- sélection de directivité : omni, cardioïde, bidirectionnel
- atténuateur 10 dB
Capot fermé, de petites LED rouges indiquent la directivité choisie.
Le micro pivote d’avant en arrière autour de son pas de vis.
la prise XLR pivote elle aussi.
La capsule est montée sur une suspension interne assez efficace.
Caractéristiques
Notice ici.
Frequency response: 30 -16,000
- Sensitivity (dB) (0dB=1V/1 Pa at 1kHz): -41.0 ± 2.0 (Uni)
- Dynamic range (dB): 106
- Output impedance at 1kHz (balanced) (1/2 ± 20%): 150
- Induction noise from ext. magnetic field (0dB=20µP: 0
- Effective output level at 1kHz (dBm) (0dBm=1mW/1P): -38.8(Uni)
- Signal-to-noise ratio (A weighted,1kHz,1Pa): 72 dB(Uni)
- Inherent noise (0dB=20µPa.): equal to or less than 22 dB SPL
- Wind noise (0dB=20µPa.): 47(dB SPL)
- Max. input sound pressure level (0dB=20µP): 128(dB SPL)
Utilisation
les voix bien sûr mais tout type d’instrument.
Sur la deuxième vidéo ci-dessous, on voit que c’est le couple de micros fétiche de l’ingénieur du son pour enregistrer un piano à queue.
Même utilisation qu’un AKG C414 ou un Neumann U87 pour lesquels il est une alternative.
Liste des autres paires de micros large membrane disponibles au studio
- 2 Audix scx25A PS appairés
- 2 Warm Audio WA-14 upgradés (capsule CK12, type 414EB)
- 2 Aston Spirit (3 directivités, made in England).
Les deux Spirit ne forment pas une vraie paire car ils sonnent différemment. - 2 Audio-Technica AT4047 SV
- 2 têtes Mickael Joly MJE47 pour Oktava mk012
Liste des micros et du matériel disponible ici.
Vidéos après les photos.
On aperçoit un C48 en reprise de guitare.
Présentation de nombreux micros, dont certains présents au studio. Le C48 est présenté à 12 mn.