Nouvelle batterie vintage au studio avec cette Japson. Elle a la particularité d’avoir un fût badgé Japson et les deux autres Riviera mais avec la même finition de rhodoïd.
Batterie achetée au premier propriétaire qui l’avait achetée neuve ainsi au milieu des années 70.
Un peu d’histoire
Batterie fabriquée au Japon datant probablement de 1969. Les informations sont difficiles à trouver sur ces instruments.
A l’époque, des importateurs américains et européens distribuaient les productions de plusieurs usines japonaises sous de nombreuses marques. Les américains les appelaient « stencil brand », littéralement marques au pochoir. Une centaine de marques utilisées par les différents distributeurs ont été ainsi identifiées.
Les trois principaux fabricants étaient Pearl, Star (Hoshino gakki) devenue Tama par la suite et Hoshino (Hoshino Kougyou) à ne pas confondre avec le précédent.
La plupart des modèles proposés étaient des copies des principales marques américaines et européennes (Slingerland, Rogers, Ludwig, Sonor). Comme la demande était importante, les fabricants japonais bien que concurrents pouvaient proposer les mêmes accastillages et hardware en fonction des approvisionnements ce qui ne facilite pas l’identification.
Marc Patch a publié un ouvrage : Vintage stencil drums made in Japan que l’on peut se procurer en PDF sur le site de l’éditeur dans lequel il recense les marques et leurs fabricants.
La marque Japson ne figure pas dans la liste. Riviera aurait été fabriquée par Hoshino.
Une page du site Reverb (ici, en anglais) retrace cette histoire et son contexte.
Caractéristiques
Grosse caisse 22″x 14″ – 8 tirants
tom medium 13″ x 9″ – 6 tirants
tom basse 16″ x 16″ – 8 tirants
Les piques de grosse caisse, coudées ne rentrent pas complètement dans le fût.
Ces batteries étaient en Luan, une sorte de contreplaqué fabriqué à partir de bois des forêts tropicales d’Asie du sud (Philippines). Les fûts sont assez épais, autour d’un cm et donc apparemment en Luan six ou neuf plis .
Elle est photographiée ici avec ses peaux d’origine, toutes seront changées. Il manquait le cercle, les tirants et la peau de résonance du tom basse, ils seront bien sûr remplacés.
Edit : Peaux neuves en frappe et résonnance et nouveau cercle de dessous du tom basse, voir publication ici.
Le luan n’est pas connu comme étant un bois de qualité mais ces batteries sont réputées avoir un son vintage, 60′. On verra une fois les peaux changées comment celle-ci complète les sept autres batteries du studio :
Arrivée de deux nouveaux baffles Marshall 1960A au studio. Un Marshall 1960AS était déjà présent. Quelques explications sur ce qui les différencient sont nécessaires.
Historique
Cette page sur le site Marshall retrace l’histoire du Baffle 1960.
Le Baffle Marshall 1960, équipé de quatre haut-parleurs de 12″ est apparu fin 1962 en deux versions A et B. Le A est celui avec le pan incliné alors que le B est la version droite destinée à aller en dessous lorsqu’ils sont empilés.
Toujours en production, il a connu de nombreuses versions que l’on peut retrouver sur cette page du forum Marshall.
Le 1960AS déjà présent au studio est équipé de quatre haut-parleurs 12″ Celestion G12T 75 et encaisse 260W. Le 1960A est équipé de quatre Celestion G12 65 et encaisse 260W.
Les 1960A
Après ouverture des deux Marshall 1960A , on constate qu’ils sont effectivement équipés de G12 65 mais dans des versions différentes. L’un aux HP référencés T3120 a des cônes 1777, l’autre aux HP référencés T3101 a des cônes 444. Haut-parleurs avec des étiquettes Marshall (Rola Celestion fabriqués pour Marshall).
Les cônes 444 sont apparemment plus épais et pouvaient être utilisés pour des baffles basse.
Liste ici des références en « T » des haut-parleurs celestion avec le modèle et le cône associé.
Sur le 1960A, il n’y a qu’une entrée jack 15 Ohms, pas de possibilités de diffusion stéréo.
Roulettes démontables pour les deux (mais un seul jeu de roulettes était fourni), le 1960AS a des roulettes non démontables.
Une référence imprimée sur le HP permet de dater précisément leur fabrication : LM14 et LM2 qui donnent pour chacun une fabrication en novembre 1979. Première lettre = année (L = 1979) et deuxième = mois (M = novembre), explication de la datation ici.
Les baffles du studio
En attendant de savoir s’il est pertinent de garder tous ces baffles 1960 au studio, voici la liste des baffles 4×12″ à disposition :
La mythique tête d’ampli Marshall JCM 800 fait son entrée au studio. C’est le modèle 2203, JCM 800 Lead Series Mk2.
100w à lampes, quatre EL34 pour la puissance. Un seul canal avec presence, bass, mid, high, Master volume et pre-amp volume, pas de réverbe. Au dos, sélecteur d’impédance et de tension (110v,220v, 240v), pas de boucle d’effet.
D’après son numéro de série, cette tête daterait de 1981, voir les explications sur le site Reverb.
Apparemment, les premiers modèles monocanaux aux entrées verticales sont plus recherchés. Il y a eu par la suite des modèles aux entrées horizontales. Quand cette modification est arrivée (1984), le nombre de condensateurs de filtrage est passé de 6 à 3, modifiant légèrement le son. La vidéo ci dessus montre la différence de son sur un 2204 entre le filtrage du début et celui à partir des entrées horizontales.
Les JCM 800 on été en production de 1981 à 1989 puis réintroduits dans les années 2000. Page Marshall pour le modèle reissue ici.
Les amplis autres amplis guitare présents au studio :
Nouvel instrument au studio avec ce Udu LP 1400-C2 Drum Claytone #2.
Il vient rejoindre le Udu Meinl ID4BKO en fibre de verre du studio.
Le LP est en argile à fond arrondi et nécessite donc un anneau pour être posé. En forme de larme, il a été conçu par le maître céramiste Franck Georgino.
C’est le modèle moyen de cette série qui compte un modèle plus petit et un plus gros, il mesure :
hauteur 13″ (33 cm)
diamètre 9″ (23 cm)
Etonnement, la différence de son avec le Meinl en fibre de verre n’est pas si importante qu’on aurait put l’imaginer . On est dans des volumes de son similaires. Le Meinl un peu plus gros développe des graves plus profonds. Le udu LP en argile a un peu plus d’harmoniques aigues et des claqués un peu plus précis mais de manière subtile.
Arrivée de deux Sennheiser MD 421 II en complément du BF 521 Black Fire et du 421 vintage (blanc crème à prise tuchel).
Le MD 421 fait partie des grandes références polyvalentes de micro dynamique. Il est toujours en production depuis son apparition en 1960.
Caractéristiques
Micro dynamique
Directivité cardioïde
Large membrane,
Bague à cinq positions d’atténuation des graves : De M (Music) pas d’atténuation à S (Speech) atténuation de 6 dB / octave en dessous de 500 Hz très utile pour réduire l’effet de proximité.
Bande passante 30 Hz – 17 kHz
Sa pince de fixation unique qui se clipse dans une rainure lui vaut régulièrement d’être immobilisée avec du scotch d’électricien car le micro se détache à peine on touche au bouton.
On peut l’utiliser sur tout, cuivres, percussions, batterie (toms et grosse caisse), amplis guitare ou basse, voix etc
Fiche constructeur ici, petit historique en anglais ici et fiche Wikipedia en anglais ici.
Le BF 521 « Black Fire » est une version économique du MD 421 fabriquée dans les années 90′. Sa seule différence est de ne pas avoir la bague d’atténuation de graves.
EDIT : Vendue Telecaster Vince Magneto à vendre 380€ Vince Magneto est la première marque utilisée par le luthier sarthois Vincent Olbert pour la fabrication de ses guitares. Suite à des problèmes d’utilisation de nom, il a alors changé pour Lofi. Fabrication vers 2010. Corps et manche en Erable une pièce, touche érable. Elle est […]