Actualité

Arrivée d’un troisième PCC 160 Crown.
Les deux précédents étaient des récents, fabriqués en Chine depuis la fermeture de l’usine américaine.
Celui-ci un peu plus ancien est un Crown d’origine fabriqué aux USA.
Voici reproduit ci dessous une grande partie de la publication pour les deux premiers PCC 160, elle est toujours pertinente.
Crown comme AKG appartenaient au groupe Harman.
Depuis le rachat de Harman par Samsung en 2017, le groupe a procédé a des restructurations parmi ses marques et ses usines.
Celui-ci a notamment fermé les usines de production AKG en Autriche et Crown aux USA au profit d’usines en Chine (le prix des micros n’a pas baissé pour autant).
AKG a récupéré les références micro de chez Crown et continue a les fabriquer sous le même nom et avec les mêmes caractéristiques techniques.
Un test rapide n’a pas permis de constater de différence sonore entre les PCC160 américains et les AKG chinois.
Page constructeur ici et notice pdf AKG ici; ancienne notice pdf Crown (plus complète) ici.
Micro statique classé dans les micros de surface.
Comme les PZM, il s’installe sur une grande surface plane telle que : sol, mur, table, panneau.
les photos avec deux PCC 160 montrent le CRown USA et le Crown AKG
Propriétés techniques
- Directivité: Supercardioïde (en fait demi-supercardioïde)
- Bass-Cut / Boost commutable
- Bande passante: 50 – 18000 Hz
- Sensibilité: 22 mV/Pa (-30 dBV)
- SPL max.: 120 dB
- Logement en métal
- Connextion sur fiche TQG 3 broches
- Dimensions: 170 x 80 x 20 mm
- Poids: 170 g
PCC : Phase Coherent Cardioïd « Cardioïde à cohérence de phase ».
Le switch trois positions pour le grave est placé sous le micro.
Petite connectique en mini xlr TQG3 fournie avec un câble adaptateur XLR de 5m.
Un peu d’histoire
1978, invention du PZM par Crown.
PZM : Pressure Zone Microphone, dont l’utilisation commerciale de l’acronyme a été protégée par Crown.
1980 début de la production des séries PZM
1986 commercialisation du PCC 160, toujours chez Crown, développé par Bruce Bartlett.
Bruce Bartlett a depuis fondé sa société Bartlett Audio avec laquelle il fabrique à la main des micros pour instruments acoustiques ainsi que sa version du PCC 160, voir ici.
Le studio possède deux Bartlett guitare et un mandoline.
Fabrication aux USA jusqu’à janvier 2010.
Depuis la fabrication s’est délocalisée en Chine, y compris après le rachat par AKG.
La fabrication et le son du micro n’ont pas changé depuis son début de production en 1985.
Technologie
Technologie proche des PZM développés par Crown avec ses fameux PZM 30 et PZM 6 D dont le studio possède respectivement deux et un exemplaires.
Sur les PZM, une mini capsule statique omnidirectionnelle est placée juste au dessus d’une plaque.
Elle reçoit ainsi en phase le son direct et le son réfléchi par la plaque posée au sol ou sur un mur.
Cela évite les effets de filtre en peigne (comb filtering en anglais) résultant du mélange du son direct et du son réfléchi par le mur ou le sol à proximité du micro.
Les PCC utilisent une mini capsule supercardioïde à la place de l’omni des PZM, ce qui améliore le gain avant larsen.
Sur le PZM, la capsule est parralèle à la plaque alors que sur le PCC elle est perpendiculaire à la plaque.
Explication très détaillée du principe des PZM & PCC (en anglais) par Crown ici.
On y trouve ce schéma des polarités des deux types de micros :
Utilisation
De part sa discrétion et son positionnement, il s’utilise beaucoup en théâtre, placé en bord de scène pour sonoriser le plateau.
Quelques uns sufisent, espacés de 1,5m.
Il est la référence en flamenco pour sonoriser les pieds sur les planchers.
Lorsqu’un plancher spécifique est monté, on en place un sous chaque dalle.
On peut ainsi en avoir plusieurs dizaines d’installés selon la taille du plancher.
Le PCC160 est devenu la référérence mondiale des micros de sol.
Captation d’évènements sportifs, sonorisation d’ensembles de voix ou d’orchestre, scotchés à l’intérieur d’un couvercle de piano à queue fermé (ou ouvert), les utilisations sont nombreuses.
L’utilisation dans le piano à queue fermé est particulièrement intéressante car on sait que des statiques placés ainsi sonnent « boxy » à cause justement des réflections trop présentes.
Le musicien Mark Darnell rapporte la sonorisation de grosse caisse (devant ou à l’intérieur) ou de contrebasse dans cette publication.
Depuis leur achat tout récent, ils ont été loués pour sonoriser des claquettes, et sonorisent des bols tibétains sur un spectacle pour enfants (avec le PZM 6D et le Sennheiser e901 du studio).
Cette technologie a donné naissance à d’autres micros tels que :
Shure SM91 puis Beta91
- Sennheiser e901
- Beyerdynamic TG D71
- Audio-Technica U85 et pro44
- etc
Liste complète des 164 micros du studio ici.
Quelques vidéos ci dessous après les photos.
Comparaison de 7 micros de surface dans une grosse caisse ou en conférence
Prise de son avec un PCC 160 au centre et un PZM 30D sur chaque côté pour cet ensemble de percussions.

Arrivée d’une Midas Venice 320 qui prend la place de la TAC Bullet 10/4/2.
Configuration
C’est la plus grande des Venice, 24 entrées mono et 4 entrées stéréo.
Malgré tout, ses dimensions restent modestes, 91 cm de large pour 57 cm de profondeur et avec un poids de 26 kg, elle est manipulable par une seule personne.
Il n’y a aucune difficulté à l’intégrer dans la régie du studio.
La console possède une égalisation 4 bandes avec deux semi-paramétriques pour les 24 canaux mono.
Une sortie direct out symétrique post-fader pour chaque canal mono.
Les quatre canaux stéréo ont quatres bandes d’égalisation fixes et pas de sortie direct out.
Ils peuvent être utilisés comme canal micro mono.
sorties :
- 4 sous-groupes
2 masters stéréo, A et B
- 6 auxiliaires, 2 pré-fader, 2 pré ou post-fader, 2 post-fader
Utilisation
Utilisation exclusivement pour la prise de son, le mixage se fait « in the box » au studio.
L’intérêt est de simplifier la mise en place des sessions d’enregistrement et de gagner du temps.
Pour utiliser la TAC, il fallait choisir les pistes où l’on voulait utiliser son eq, l’insérer via le patchbay puis adapter la sensibilité des convertisseurs de l’Antelope Orion 32+ Gen3 au niveau de sortie de la TAC.
Ces petites opérations ralentissaient l’installation déjà un peu longue quand on a une trentaine de micros avec des musiciens répartis dans plusieurs pièces.
L’utilisation d’une égalisation à la volée pendant une prise de son n’était pas possible.
La Venice est câblée par défaut, via des patchbays normalisés, entre les préamplis Aphex 1788 et les convertisseurs de la carte son.
Branchement dans l’entrée ligne et sortie par le Direct out (post fader) de chaque canal.
Tous les niveaux, sortie de préampli Aphex, gain d’entrée ligne Venice et sensibilité de convertisseur carte son ont été calibrés pour être cohérents tout au long de la chaîne.
Les Aphex sont pratiques pour cela, leur niveau de sortie est réglable par canal indépendamment du gain d’entrée.
Ainsi, à tout moment, par l’enclenchement du bouton « eq on » de la console, on peut insérer une égalisation sur les 24 premiers canaux de la session.
C’est un gain de temps et une souplesse d’utilisation accrue.
Les sorties master, auxiliaires et groupes de la console sont disponibles sur le patchbay.
Cela rend possible l’utilisation de compresseurs sur un mix (de batterie par exemple)
L’organisation des patches du studio permet d’insérer d’autres périphériques, compresseur ou égaliseur, avant ou après l’eq de la Midas Venice.
Voir l’article sur le câblage et les patchbays.
Préamplis
Les préamplis de la console restent utilisables si besoin mais bien qu’ils soient de qualité, ils souffrent de deux problèmes qui jusque là étaient un frein à l’utilisation de cette console :
Il n’y a pas d’inversion de phase et le bouton d’alimentation fantôme situé à l’arrière, à côté de la prise XLR n’est pas très accessible.
L’absence d’inversion de phase est rédhibitoire, notamment sur les multiples micros d’une batterie qui sont précisémment ceux où il y a le plus de chance d’égaliser à la prise.
L’utilisation des préamplis extérieurs contourne ces deux problèmes.
les Aphex 1788 du studio ont de nombreuses fonctions :
- peak-mètre par tranche
- limiteur
- action groupée sur plusieurs canaux, jusqu’à 8.
- inversion de phase
- alimentation fantôme
gain 65 dB, cranté par pas de 1 dB
- pad
- coupe bas
- mute
Coût et rapport qualité-prix
On touve cette console pour moins de 800€ d’occasion.
Le studio l’a acquise pour 750€, ce qui revient à une trentaine d’euros par tranche d’égalisation.
C’est imbattable.
Ces égalisations musicales n’ont pas la finesse sur la bande la plus haute des Yann Lu EQ 500 du studio par exemple mais on passe alors dans une autre gamme de prix.
Les différents modèles de Venice
Il existe trois gammes de Venice :
- Venice 160, 240 et 320
- VeniceF : VF16, VF24, VF32
- VeniceU : VU16, VU24, VU32
Le chiffre désigne le nombre d’entrées, sachant qu’elles ont toutes 4 canaux stéréo.
Venice 160 / VF16 / VU16 : 8 entrées mono et 4 stéréo soit 8+8 = 16
Elles ont toutes 6 auxiliaires et 4 sous-groupes.
Venice
Les Venice 160, 240 et 320 sont les premiers modèles sortis.
Conçus en Angleterre, ils ont été fabriqués en Allemagne de 2001 à 2010, dans l’usine Dynacord qui appartient au groupe Midas / Klark Teknik.
C’est la première console compacte fabriquée par Midas.
Elle a des Fader courts de 60 mm alors que la norme est de 100 mm.
VeniceF
Music Group (Behringer) rachète Midas en décembre 2009.
La fabrication des premières Venice est arrêtée, le nouveau modèle VeniceF est fabriqué en Chine jusqu’en décembre 2016.
Voici ce qui diffère par rapport au premier modèle :
- Interface Firewire.
- Faders 100 mm.
- Eq 4 bandes dont grave et aigu semi paramétriques et les deux mediums complètement paramétriques.
- Inversion de phase.
- switch 48v par tranche sur le dessus de la console
- Pad
- Switch d’insert avec voyant.
- Matrice 7×2
Direct out pré ou post eq avec un switcht mais pré-fader, ce qui est dommage en studio.
Il peut être passé en post fader en déssoudant et ressoudant un cavalier par voie à l’intérieur.
Son ventilateur est bruyant, ce qui peut être gênant en studio.
VeniceU
Sortie en 2013, également favriquée en Chine.
Ce qui diffère par rapport au premier modèle :
- Interface USB.
- Faders 100 mm.
- EQ 4 bandes toutes semi paramétriques
- Inversion de phase.
- switch 48v par tranche sur le dessus de la console
- Pad
- Tous les envois auxiliaires sont commutables pré ou post fader
- Pas de vu-metres pour les groupes et auxiliaires
- Direct out par défaut pré eq, configurable en post fader par jumper interne.
- Direct out sur l’entrée micro des canaux stéréo.
Comparaison des caractéristiques techniques
Voici un tableau qui reprend les caractéristiques techniques publiées dans les manuels.
Les trois ont des caractéristiques très proches mais on note quand même que le premier modèle a des spécifications légèrement meilleures.

Compresseur XQP 541 au format 500.
C’est un compresseur optique de type feedback conçu pour de la compression discrète.
Ratio fixe 3:1
Très simple, un potentiomètre de seuil, un potentiomètre de gain, un afficheur de niveau de compression à 10 segments et un bouton in.
A la manière d’un LA2A.
Le seuil fonctionne comme sur un DBX, on baisse le seuil de compression en tournant le potar dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Sur le LA2A, le seuil baisse / la compression augmente quand on tourne le potar dans le sens des aiguilles d’une montre.
Attaque douce et relachement rapide, ne pompe pas.
XQP ne fabrique plus ce compresseur.
XQP
Petite société artisanale composée de deux personnes, installée en Oklahoma aux USA, voir leur présentation ici.
Elle fabrique ses produits sur place, quelques modules 500 et des modules Color pour DIY.
Elle a aussi fabriqué des pédales de guitare.
Son déesseur semble avoir eu un certain succès.
Ses premiers modules 500 étaient équipé de cette poignée bien pratique pour entrer et sortir le module du chassis.
Compressions feedback et feed forward
Ici un article en anglais qui en explique les principes.
Les compresseurs sont classés en familles en fonction du composant qui réalise la réduction de gain :
- Vari-mu, réduction de gain réalisée par une lampe (Fairchild 660, Chandler RS124, Manley Variable Mu)
- FET (1176)
- VCA (SSL Bus, DBX 160)
- Diodes (Neve 33609)
- Optique (LA2A)
Certains compresseurs ont des lampes dans leur circuit mais ne sont pas pour autant des compresseurs vari-mu car c’est un autre composant qui applique la réduction de gain (LA2A, C1).
Le composant réalisant la réduction de gain agit en fonction d’un circuit de détection appelé side chain.
Le circuit de détection prélève le signal qui servira au déclenchement de la compression avant le composant de compression (feed forward) ou après (feedback).
Cela peut paraître surprenant de prélever le signal de détection après le composant de compression mais c’est le principe de fonctionnement des compresseurs anciens (LA2A, 1176 ou SSL).
La compression de type feedback est réputée plus musicale, un tout petit peu plus lente (le 1176 reste très rapide), elle tient notamment compte de la compression déjà appliquée ce qui évite de surcompresser.
La compression de type feed forward peut appliquer des compressions plus élevées.
Elle nécessite un circuit de contrôle plus complexe avec plus de paramètres (temps d’attaque et de relachement, knee) qui permettent aussi un plus grand contrôle.
Le DBX 160 est un compresseur de type feed forward.
Les compresseurs du studio et leur technologie
- 1 quadcomp (4 canaux , copie artisanale de Manley Elop), optique
- 1 IGS Audio Volfram Limiter (1176 stéréo), FET
- 1 Anthony De Maria ADL 1500 (comp 2 canaux, type LA2A), optique
- 1 Behringer 369-KT (comp 2 canaux copie 33609 Neve), Pont de diodes
- 1 TL Audio C1 (préamp / comp stéréo), VCA
- 1 Empirical Labs DocDerr (eq/comp/tape sim, format 500), type ? c’est le fabricant du Distressor
- 2 Lindell Audio 7x 500 (comp copie 1176 format 500), FET
- 1 XQP 541, optique
- 1 Radioman (comp/limiter stéréo, circuit F600), type ?

Voici un article sur le câblage et l’utilisation de patchbay en studio.
Patchbay, terme anglais qu’on peut traduire par baie de connexions.
On l’abrège souvent en patch.
Selon le cadre dans lequel on l’utilise, patch peut avoir plusieurs significations.
En studio, cela désigne l’endroit qui regroupe l’ensemble des entrées et sorties des différents appareils ramenées sur des connecteurs.
Pour le concert où la scène, cela désigne la liste des instruments et voix à sonoriser, ou le boîtier sur scène sur lequel on branche les micros et boîtes de direct.
Pour les synyhétiseurs, c’est une configuration de différents modules.
Quel type de patch
L’idée est donc de ramener les entrées et sorties de tous les appareils au même endroit afin de faciliter le câblage entre eux.
On ne va s’intéresser qu’aux boîtiers rack 19″ présentants des connexion symétriques devant et derrière sur deux rangées superposées.
Sans s’étendre sur la question, les connexions symétriques ont trois points (point chaud, point froid et masse).
Quasiment tous les appareils ont des entrées / sorties symétriques.
Ces patchbays ont 4 prises par canal : deux rangées de prises l’une au dessus de l’autre devant et la même chose derrière.
Les appareils sont branchés sur les connexions arrières, celles de devant permettent de les interconnecter entre eux.
Panneaux de connexion simples ?
On peut concevoir des patchbays sur des panneaux de connexion simples, une prise devant avec le câble soudé derrière.
Cela prend plus de place et n’a pas la souplesse et la facilité de câblage que proposent les boîtiers patchbays comme on va le voir.
C’est néanmoins plus sûr dans certains cas, notamment pour les entrées de préamplis et les arrivées micro.
Les préamplis alimentent les micros avec le 48V de l’alimentation fantôme, il est déconseillé de les passer par un patchbay en jack.
Le jack au moment où on le branche peut court-circuiter cette alimentation et détoriorer le préampli.
C’est pourquoi, à la Boîte à Meuh, toutes les arrivées de micros provenant des pièces de prise et toutes les entrées de préamplis, réunies au même endroit dans la régie, sont sur des prises XLR.
Quelle connectique ?
Au format rack 19″, on trouve maintenant deux types de pachbays, ceux en jack symétrique 6,35 mm et ceux en TT (Tiny Telephone) ou Bantam.
Les patchbays TT aux prises plus petites ont le double de connexions dans le même espace que ceux en jack, 96 contre 48.
Ils sont aussi considérablement plus chers, 1450€ pour le Neutrik NPPA-TT-PT contre 60€ pour le Rean (sous-marque Neutrik) NYS SPP-L1.
Compter aussi une vingtaine d’euros pour le cordon TT contre 1,50€ pour le cordon jack.
Modes de câblage
Ces boîtiers fonctionnent selon différents modes qui connectent entre elles par défaut, tout ou partie des quatres prises de chaque canal :
- Normalled : normalisé
- Half Normalled : semi-normalisé
- Thru : traversant
La convention de câblage veut que la rangée superieure concerne des sorties d’appareils alors que celle inférieure concerne des entrées.
Normalisé et semi normalisé
La normalisation connecte automatiquement la rangée arrière de dessus à celle arrière de dessous sans qu’il y ait besoin de relier par un câble à l’avant.
Si on branche les sorties de préamplis à l’arrière sur la rangée de dessus et les entrées de convertisseurs A/N à l’arrière sur la rangée de dessous, ceux-ci sont automatiques connectés ensemble en mode normalisé.
Le branchement d’un jack à l’avant (haut ou bas) coupe la connexion entre l’arrière-haut et l’arrière-bas.
En semi normalisé, les prises du haut (avant et arrière) et la prise arrière sont connectées.
Le branchement d’un jack à l’avant-bas coupe la connexion entre le haut et le bas.
Traversant
Tous les appareils raménés sur la patchbay n’ont pas forcément besoin d’être automatiquement connectés à d’autres.
C’est le cas par exemple des modules d’égalisation ou de compression que l’on peut insérer après n’importe quel préampli.
Ceux-ci seront donc branchés en mode traversant.
En mode traversant, le haut et le bas ne sont pas connectés, qu’il y ait un jack branché à l’avant ou pas.
Optimisation
Un patch bien pensé va optimiser l’emplacement des entrées et sorties des différents appareils afin que tous ceux qui ont besoin d’être reliés par défaut le soient en mode normalisé, sans qu’il y ait besoin d’utiliser un câble.
Par défaut au studio, les 24 premiers préamplis Aphex sont connectés aux 24 entrées lignes de la console Midas.
Les 24 sorties direct out de la console Midas sont connectées aux 24 premiers convertisseurs A/N de la carte son Antelope.
On peut insérer dans cette chaîne des compresseurs et égaliseurs disponibles en mode traversant dans le patchbay.
Les modèles
Petit tour des différents modèles et de la manière qu’ils gèrent la normalisation et les différents modes de connection.
Tous proposent un réglage par canal du mode de connection.
Rean NYSPP L1
60€, Rean est une sous marque de Neutrik.
Le choix entre normalisé et traversant s’effectue en retournant la carte individuelle supportant les jacks avant / arrière.
Pour cela, il faut démonter la face avant du patch et positionner chaque carte dans le sens désiré.
Il faut donc bien anticiper son câblage car il faudra tout démonter si on veut changer le mode de connection sur un canal.
Millenium PB48
55€
idem Rean Nyspp L1
Behringer PX3000 Ultrapatch Pro
60€
Un bouton trois positions sur le dessus du boîtier commute entre normalisé, traversant et semi-normalisé.
C’est plus bien pratique que les deux modèles précédents mais l’accès à ces boutons n’est pas garanti quand tout est installé.
Au studio, les patchbays sont collés les uns par dessus les autres, pour accéder aux boutons il faut les sortir.
Samson Patch +
150€
Commutation entre normalisé / semi-normalisé/ traversant avec un petit switch par canal en face avant.
La plus pratique des solutions mais il y a peu de place pour écrire le nom des appareils branchés.
ART P48 Patchbay
160€
Un bouton poussoir par voie à l’arrière sélectionne entre les modes normalisé ou semi-normalisé.
Innaccessible dans une configuration comme celle du studio, il faudrait sortir la patchbay pour changer de mode de connexion.
Black Lion Audio PBR TRS
270€
Un bouton poussoir par voie à l’arrière sélectionne entre les modes normalisé ou semi-normalisé
Flock Audio Patch
3700€
On n’est plus tout à fait dans le même cas de figure puisque les 32 in et 32 out sont sur des prises DB-25 (8 canaux chacune, 4 prises in et 4 out)
Configuration du routage via un logiciel sur un ordinateur branché en USB.
La commande de connexion est numérique mais les engtrées / sorties sont analogiques.
C’est évidemment très puissant car tout est configurable sans démontage avec énormmément de possibilités.
Néanmoins, il n’ya que 2 prises XLR mâles et 2 femelles en face avant pour brancher des appareils imprévus.
Les 64 connexions du Flock ne suffisent pas pour le studio qui réunit presque 300 in/out dans ses patchbays.
Vidéos et ressources
D’autres trucs, astuces et tutoriels dans la rubrique ressources de la page publications du site.
Le site Synth Food publie un article très bien fait : Le patchbay pour les débutants.

Le studio vend une console de mixage Soundcraft Spirit FX16 380€.
Elle fonctionne très bien.
Elle a été entièrement démontée et nettoyée en atelier.
Sortie en 1997, fabriquée en angletterre, la Spirit FX16 a été immédiatement populaire.
Page Soundcraft ici avec Manuel PDF en téléchargement.
Petite console rackable, elle a quelques caractéristiques bien pratiques qui la rendent assez polyvalente.
Peu de consoles de cette taille réunissent ces caractéristiques.
16 canaux avec préampli Ultramic
- Directs out symétriques sur chaque entrée micro; permet d’utiliser les préamplis en enregistrement en branchant les directs out sur les entrées lignes d’une carte son.
- Multi-effet Lexicon intégré, pour des petits concerts ou de la répétition.
- 2 sous-groupes, 4 auxiliaires (1 pré, 1 pré ou post, 1 post fader, 1 envoi effet Lexicon post fader).
- entrée micro et ligne + insert sur chaque tranche.
- 4 retours stéréos et un 2 tracks qui portent à 26 le nombre d’enrées.
sorties monitor pour un set-up d’enregistrement.
- Eq British 3 bandes (grave, medium semi-paramétrique, aigu) et coupe-bas sur les 16 entrées mono.
Caractéristiques techniques complètes
- Entrée : 16 entrées mono symétriques Micro/Ligne sur Combo XLR/Jack 6.35mm
Chaque entrée est équipée d’un préamplificateur UltraMic - 4 entrées stéréo symétriques sur Jack 6.35mm
- 1 entrée Track Return stéréo sur RCA
- Sortie : 16 sorties directes symétriques sur Jack 6.35mm
2 sorties Mix symétriques XLR avec Insert
1 sortie Mix Mono sur Jack 6.35mm
2 sorties SubMix symétriques sur Jack 6.35mm avec Insert
2 sorties Monitor symétriques sur Jack 6.35mm
3 sorties AUX symétriques sur Jack 6.35mm
1 sortie Casque sur Jack 6.35mm stéréo - Réponse en fréquence : 20 à 20000Hz
- Distortion harmonique totale : < 0,09%@1KHz
- Rapport Signal/Bruit : – 127 dBm / < -84 dBu
- Diaphonie : > 96dB @1KHz
- Egaliseur : Passe-Haut = 100Hz @12dB/Octave
Filtre Haut = 12KHz, +/- 15dB
Filtre Médium = 150Hz – 3.5KHz, +/- 15dB
Filtre Bas = 80Hz, +/- 15dB
Facteur Q = 1.5 - Niveaux : Entrée micro = +15 dBu max.
Entrée Ligne = +30 dBu max.
Entrée Stéréo = +30 dBu max.
Sortie Mix = +20 dBu max.
Sortie Casque @32Ohms = 300 mW - Impédances : Entrée micro = 2 KOhms
Entrée Ligne = 10 KOhms
Entrée Stéréo = 65 KOHms
Sortie Mix = 150 Ohms - Consommation électrique : 40W
- Dimensions : 442 x 148 x 442 mm
- Poids : 9 Kg
Liste du matériel d’occasion du studio en vente ici.