Actualité

2 eq Alta Moda AM-20 en série 500, un égaliseur 4 bandes avec les deux bandes mediums complètement paramétriques.
Alta Moda est une marque artisanale américaine, conception et fabrication aux USA.
Site ici.
L’Alta Moda AM-20 semble jouir d’une certaine réputation depuis sa sortie, vraisemblablement en 2009
Il n’est plus fabriqué et a été remplacé par l’AM-25 qui en est l’héritier.
Article Tape Op (en anglais) ici.
Caractéristiques
- Egaliseur 4 bandes
Fréquence variable en continu sur les quatres bandes- Largeur de bande (Q) variable en continu sur les deux bandes mediums.
- sélection shelve / cloche pour la bande grave
- Technologie d’amplification à faible bruit et faible distorsion
- Bypass par relais
- Module compatible APITM 500
Contrôles
Pas de boutons crantés, tous les réglages sont continus : gain, fréquence, largeur de bande (pour les deux mediums).
- Hautes fréquences – Type shelving, 4kHz à 20kHz
- Haut-medium – parametrique, 1kHz à 7.5kHz
Bas medium – paramétrique, 65Hz à 2kHz- Grave – shelf ou cloche, 20Hz à 120Hz
Pas de point milieu sur les boutons de gain.
Pourquoi ces 2 eq supplémentaires ?
Il y avait déjà 32 canaux d’égalisation au studio:
- 24 avec la Midas Venice 320
- 6 Labo KEq81
- 2 Yannlu EQ 500
Ils correspondent aux 32 canaux de préamplis Aphex 1788 et aux 32 convertisseurs A/N de la carte son Antelope Orion 32+ Gen 3.
Tout allait donc parfaitement jusqu’à ce que je me mette à utiliser les deux canaux du préampli/compresseur TL Audio C1 branchés sur le convertisseur stéréo Mytek AD96, portant ainsi le nombre de canaux à 34…
Le compresseur C1 qui fonctionne bien sur les instruments graves, favorisé par l’optimisation récente du patch, encourage l’utilisation de ces deux canaux supplémentaires .
La philosophie actuelle du studio est d’avoir la possibilité d’égaliser chaque canal sans avoir à insérer un périphérique; que celui-ci soit déjà en place et qu’il n’y ait qu’à l’activer.
C’est un gain de temps important quand on fait des installations pour des prises live avec autant de canaux et une plus grande souplesse de travail.
En effet, une fois l’enregistrement lancé, on hésite à insérer un périphérique à la volée qui nécessite de brancher plusieurs câbles.
Jusque là, il fallait donc récupérer deux eq sur deux autres canaux si on voulait égaliser le C1.
L’arrivée de deux eq supplémentaires était aussi l’occasion de choisir un modèle avec une caractéristique que n’ont pas les autres eq du studio : les deux bandes medium entièrement paramétriques.

Le studio met en place une formule location pour un pack enregistrement « maquette » à 200€/jour dégressif, voir détail plus bas.
Offre réservée pour l’instant aux usagers du studio et de Musica Donf (l’asso qui gère le studio).
C’est un pack complet : console/carte son, micros, pieds de micro, câblage, écoutes, casques et mixeurs personnels.
Seul l’ordinateur avec le logiciel n’est pas fourni mais tous les musiciens en ont un de nos jours.
« Maquette » car c’est une formule limitée à 16 préamplis et micros, cependant elle permet de réaliser des enregistrements de qualité, notamment pour mettre du contenu sur les réseaux sociaux.
Suffisamment de matériel est fourni pour enregistrer en live une formation pop/rock/jazz « classique » : batterie/basse/guitares(s)/claviers(s)/chant(s)/etc.
Elle s’adresse donc à ceux qui disposent d’un espace pour faire ces enregistrements (quitte à louer un gîte) et qui sont suffisamment proche du studio pour prendre et rendre le matériel.
Son avantage, un tarif dégressif sur la durée et la possibilité de travailler à son rythme et selon ses horaires.
Notez que la formule enregistrement en condition de répétition au studio (appelée aussi maquette) offre la même souplesse sur les horaires.
Prérequis : il faut maîtriser un minimum le matériel utilisé : la console fournie, les mixeurs personnels (c’est très simple), le routing avec l’ordinateur.
Vous utilisez votre ordinateur avec votre logiciel son.
Une aide à la prise en main, à l’installation ou à la configuration est envisageable mais aura un coût.
Matériel
- 16 micros et DI :
1 Shure Beta 52 1
3 Sennheiser 604 2
2 Shure SM57 3
1 Sennheiser 906 4
1 AKG C451 5
2 Line Audio CM3 6
2 Aston Spirit, 7
4 DI actives 8 - 10 pieds de micros 9
- 1 filtre anti-pop 10
- Ecoutes SAMSON RESOLV 65A 11
- 5 Mixeurs personnels Behringer P16-M 12
- 1 distributeur P16-D pour P16-M 13
- 5 casques Sennheiser HD280 pro ou HD380 pro 14
- Tous les câbles, XLR, RJ45 (pour les P16-M) 15
- Console Behringer X32 Compact 16: 16 préamplis internes, interface son en usb 32×32.
Elle est extensible avec un boîtier de scène MIDAS DL32 (32 préamplis) moyennant supplément.
Le matériel peut être complété par vos propres moyens ou auprès du studio avec supplément.
Tarif dégressif
Coefficient en fonction du nombre de jours de location appliqué au tarif de base :
Tarif de base 200€.


Cette pédale de fuzz hybride a été acquise d’occasion il y a une quinzaine d’année (2010/2011) et n’avait pas eu d’article, le site du studio n’existant pas à cette époque.
C’était le début de l’acquisition d’instruments par le studio et c’est probablement la première pédale achetée par le studio.
Ce qui résonne avec l’histoire de la fuzz qui est la toute première pédale d’effet pour guitare commercialisée (1962).
Voir l’article sur les pédales Mathis Audio Tech (overdrive, boost, fuzz) qui retrace l’histoire des pédales fuzz.
Cette pédale n’est pas ce qu’elle paraît être, la carte éléctronique à l’intérieur du boîtier n’est pas celui d’une Fuzz face.
Après enquête et grâce à l’expertise de Mathieu Mathis (Mathis Audio Tech), il apparaît que c’est l’électronique d’une Axis Fuzz de Roger Mayer dans un boîtier de Fuzz Face reissue Dunlop.
Cela en fait une pédale doublement emblématique du son de Jimi Hendrix.
Un peu d’histoire est nécessaire pour comprendre de quoi on parle.
On en profitera pour développer un peu sur la fuzz et Roger Mayer.
Jimi hendrix et la Fuzz Face
1966, Arbiter Electronics sort la Fuzz Face.
Jimi Hendrix arrrive à Londres le 24 septembre 1966 et y débute sa carrière solo.
Il utilise abondamment la Fuzz Face.
Son talent est très vite reconnu et sa notoriété profite à la Fuzz Face.
La Fuzz Face à base de transistors au germanium souffre de problèmes de stabilité sonore.
Si pour des raisons économiques Hendrix utilisait des Fuzz Faces sur scène (elles ne coûtaient pas cher), il utilisait des versions conçues ou modifiées par Roger Mayer en studio.
Qualité de fabrication et stabilité
Qualité de fabrication
Le circuit de la Fuzz Face est très simple :
- 2 transistors
- 3 condensateurs
- 4 résistances
- 2 potentiomètres (gain et volume)
Cette simplicité rend le circuit très sensible aux changements de valeurs de ses composants.
Les composants électroniques utilisés ayant de grosses tolérances de fabrication (+-20%), les pédales n’avaient pas toutes le même son.
Stabilité
Le transistor au germanium est un composant très instable, sa constante de gain varie et il est sensible à la température ambiante.
Voir la vidéo de Palf plus bas où ils font varier la température d’une fuzz au germanium.
La vidéo « History of the Fuzz Face » (voir plus bas) cite Dennis Cornell, futur créateur des amplis Cornell, alors en charge des tests en fin de fabrication (10:07).
Il rapporte :
« Tester ces pédales était un cauchemar; chaque pédale avait un niveau de sortie différent. J’avais l’impression de passer mon temps à changer de transistors pour trouver une sorte de point d’équilibre…..Je détestais ce travail et redoutais chaque demande de production. En trouver une bonne était un rêve, la guitare avait alors un sustain infini. »
Cornell réalise que les mesures classiques de voltage avec un oscilloscope sur les transistors ne reflètent pas les variations de son.
L’unique moyen de les tester est de brancher une guitare.
Il constate que sur les modèles défaillants, lorsqu’on joue une note qu’on laisse résonner, la note meurt rapidement et perd sa tonalité; les notes aiguës sont atténuées et ont tendance à s’estomper plus rapidement.
Sur cent pédales testées, seules une trentaines sonnaient correctement.
Roger Mayer raconte qu’on pouvait acheter une vingtaine de Fuzz Face avant d’en trouver une qui sonne correctement.
Jimi Hendrix en avait une douzaine et reperait les bonnes mais un jour elles marchaient et un autre elles ne fonctionnaient pas aussi bien.
Arbiter abandonne rapidement les transistors au germanium pour des transistors au silicium qu’Hendrix adopte, le circuit électronique est identique.
Les transistors au silicium ont plus de gain et captent la radio sur scène…
Roger Mayer
Hendrix rencontre Roger Mayer en janvier 1967.
Ils entament rapidement une collaboration.
Roger Mayer va modifier le matériel existant et développer des pédales pour Hendrix.
Cette collaboration fonctionne tellement que le nom de Mayer est resté étroitement associé au son d’Hendrix.
La contribution apportée par Roger Mayer au monde de la musique à travers ses conceptions a fait de lui une légende.
Outre Hendrix, il a travaillé avec d’autres légendes comme Jimmy Page, Bob Marley ou Stevie Wonder.
A côté du travail pour les musiciens (conception ou bricolages de pédales, amplis, claviers, guitares), Roger a beaucoup travaillé pour les studios pour lesquels il a développé des périphériques ou des consoles de mixage.
Roger explique sa philosophie de concepteur de matériel de musique dans une interview (voir plus bas).
Il ne concevait pas des pédales pour que chacun puisse jouer chez soi mais pour qu’elles soient jouées par les meilleurs musiciens et figurent sur les hits qui passent à la radio.
Pour lui, la conception d’un matériel n’était aboutie que lorsqu’un musicien l’utilisait pour un disque.
Ses conceptions devaient donner aux musiciens un son unique, reconnaissable immédiatement et qui ferait leur signature .
Les débuts
Roger est anglais et vit à Londres..
Il fréquente très jeune Jimmy Page qui a deux ans de plus que lui.
Dès 1964, en parallèle de son travail de recherche sur les vibrations et l’acoustique pour l’amirauté britannique (en lien avec la guerre sous-marine navale), il fabrique des pédales d’effets pour les guitaristes de session de la scène londonienne : Jimmy Page, Jeff Beck, Big Jim Sullivan etc.
Hendrix
Roger a 21 ans quand il rencontre Jimi Hendrix.
Sa première réalisation pour Hendrix est la pédale Octavia, conçue en 1967 et qu’on entend sur le solo de Purple Haze.
Elle est suivi de l’Axis Fuzz, une pédale de fuzz avec des transistors au sicilicium.
L’Axis Fuzz, conçue pour apporter d’autres couleurs sonores à Jimi, palie aux problèmes de son qu’on a précedemment évoqués.
Contrairement aux Fuzz Face d’arbiter, elle est chère à fabriquer et est conçue pour un usage en studio.
Utilisée sur l’album « Axis Bold as Love » et notamment sur le morceau éponyme, elle lui doit son nom.
Roger est présent à quasiment toutes les sessions au studio Olympics (Londres) pour l’enregistrement de l’album « Axis Bold as Love » et participe activement à l’élaboration des sonorités développées dans l’album.
Puis Roger accompagne Hendrix dans sa tournée américaine de 1968, il quite l’amirauté à son retour.
Il travaille un temps aux studio Olympics où il conçoit et fabrique le matériel du studio puis part pour New York en 1969 où il fonde sa société.
Après Hendrix
La société Roger Mayer est spécialisée dans la fabrication et l’entretien de matériel de studio; consoles, périphériques etc.
C’est une époque où les studios fabriquaient leur propre matériel.
Roger fabrique quand même des pédales pour quelques guitaristes, fabrique des claviers pour Stevie Wonder sur les albums « Music of my Mind » « Talking Book » and « Innervisions » et collabore avec Bob Marley et son guitariste Junior Marvin (surnommé le Hendrix Jamaïcain) à partir de l’album « Exodus ».
Ce n’est qu’au début des années 1980 qu’il lance la réédition et la fabrication en série des pédales qu’il avait conçues et fabriquées à l’unité pour certains musiciens.
Il indique dans l’entretien qu’il pense qu’une quinzaine de guitaristes ont eu sa pédale Octavia, Hendrix le premier jusqu’à Stevie Ray Vaughn ou Prince.
Il ressort l’Octavia en premier et devant le succès poursuit avec sa version Germanium de la Fuzz Face puis avec l’Axis Fuzz.
Les pédales contrairement aux versions originales, utilisent un boîtier Rocket devenu emblématique.
La production des Fuzz Face dans le temps
Pour identifier le boîtier Fuzz Face de la pédale du studio, il faut se plonger dans l’historique de fabrication de la pédale originale et de ses rééditions.
Productio originale
La société Arbiter Electronics Limited fabrique la Fuzz Face de 1966 jusqu’à 1967.
Les premiers modèles, étaient peints en rouge, gris clair ou gris foncé et portent la marque « Arbiter England » en blanc sur fond noir dans la « bouche » sur le dessus.
En 1967, Arbiter Electronis fusionne avec Dallas Music Unlimited pour former Dallas Arbiter Limited.
En 1968, Le texte de la marque dans la bouche devient « Dallas Arbiter England » en noir sur fond blanc.
A cette époque, les transistors au germanium sont remplacés par des transistors au silicium.
Plusieurs références de transistors se succèdent.
La production originale dure jusque vers 1974/1975.
Ivor Arbiter quitte la société en 1974, la marque affichée dans la bouche devient « Dallas Musical Industries LTD ».
La suite est un peu plus confuse.
Reissue
Le propriétaire de Lee Products (partie prenante de Dallas Music ?) meurt, son fils John Lee part aux USA .
La société devient Arbiter puis CBS Arbiter.
Dallas Musical Industries ressort une dernière série de Fuzz Face en 1976 ou 1977 juste après avoir déménagé aux USA.
Il est fait état d’une fabrication de Fuzz Face par Crest Audio à la fin des années 1970, est-ce cette dernière série de Dallas Musical Industries ?
La Arbiter rachète Crest Audio dans les années 1980.
Bien qu’elle opère maintenant sous le nom de Crest Audio, elle ressort la Fuzz Face (en 1986) et conserve « Dallas Arbiter England » inscrit dans la bouche .
C’est Dave Fox qui supervise la conception et la ressortie du modèle, voir son blog.
Il rapporte avoir découvert des réissues Dunlop sur un salon dès 1987.
Environ 2000 Fuzz Face « Crest Audio » sont fabriquées jusqu’en 1990.
En 1993 Dunlop Manufacturing achète la marque et les droits d’exploitation à Crest Audio et reprend la fabrication.
Dunlop décline ensuite plusieurs modèles qui sont toujours en fabrication (2026).
Voir le site Fuzzfaced.
La Fuzz du studio
Difficile de dire d’où provient cette pédale hybride.
Maintenant qu’on en sait un peu plus, on se rend compte que le circuit électronique à l’intérieur n’est pas celui de la Fuzz Face.
L’étiquette Dunlop au dos indique malgré l’inscription « Dallas Arbiter England » que ce n’est pas un modèle original.
A l’intérieur du boîtier, on trouve l’inscription FUZZ FACE 001 moulée dans le métal.
Identification
Après enquête :
- L’électronique est celle de l’Axis Fuzz Roger Mayer qu’on trouve initialement dans un boîtier rocket.
Le PCB avec l’implantation des composants est identique.
Les composants avec leurs valeurs concordent ainsi que le schéma.
La carte électronique de l’Axis Fuzz a été installée dans ce boîtier. - Depuis la reissue de 1993, Dunlop inscrit « DUNLOP MANUFACTURING INC » dans la bouche.
Mais on a vu qu’ils avaient ressorti la pédale dès le milieu des années 1980.
Plusieurs versions existent, certaines sans la bouche.
J’ai finalement trouvé un modèle en vente sur Reverb avec une étiquette Dunlop au dos et « Dallas Arbiter England » inscrit dans la bouche.
Puis d’autres photos de modèles « Dallas Arbiter England » avec étiquette Dunlop.
Enfin une vidéo (voir plus bas) compare 2 modèles Dunlop dont un au boîtier identique à celui du studio : à l’intérieur, peinture rouge sur les bords uniquement, inscription Fuzz Face 001.
Conclusion
Cette pédale est vraisemblablement un boîtier Dunlop datant d’avant 1993 avec l’électronique d’une Axis Fuzz de Roger Mayer.
Elle n’a pas pu être commercialisée telle quelle et résulte certainement d’un montage effectué par un particulier.
C’est plutôt une bonne nouvelle, le design et la construction Roger Mayer ayant meilleure réputation que ceux de Dunlop.
Voir la vidéo de comparaison plus bas.
Je disais au début de l’article que cette pédale était doublement emblématique du son d’Hendrix.
D’abord parce que c’est une Axis Fuzz qu’il utilisait sur disque et ensuite parce que c’est le boîtier de la Fuzz Face qu’il utilisait sur scène et qu’il a grandement contribué à populariser.
Les autres fuzz du studio
- fuzz octaver MXR Sub Machine
- Foxy Tone Box (copie fuzz Foxx Tone par Warm Audio)
- TT-Fuzz SI (Mathis Audio Tech, artisanal)
Vidéos
- Demo Axis Fuzz Roger (anglais)
- Comparaison entre Fuzzface Dunlop et Axis Fuzz Roger Mayer (anglais)
- La grande histoire de la Fuzz avec Julien Bitoun sur PALF (français)
- Interview de Roger Mayer part 1 sur Guitar Village (anglais) – son histoire, son parcours, sa philosophie
- Interview de Roger Mayer part 2 sur Guitar Village (anglais) – passe en revue ses pédales – Axis 12:51 – 15:12
- History of the Fuzz Face (anglais)
- Température et Germanium avec Julien Bitoun sur PALF (français) – test de réaction d’une pédale germanium aux variations de température
- Comparaison entre une Dunlop « DUNLOP MANUFACTURING INC » et une Dunlop « Dallas Arbiter England » (anglais)

Acquisition de trois pédales pour guitare Mathis Audio Tech :
Mathis Audio Tech est une marque artisanale sarthoise créée par le guitariste Mathieu Mathis.
Grand fan de Stevie Ray Vaughn et de Texas blues, il a orienté ses créations vers ces sonorités.
Certaines de ses pédales comme la Texas Tone ont fait impression auprès de musiciens internationaux reconnus dans ce style comme le guitariste sud-africain Dan Patlansky qui en a même fait une démo (voir plus bas).
Mathis Audio Tech propose aussi de la maintenance et de la modification d’amplis à lampes.
OD Texas Tone
Overdrive très ouvert, organique et brillant, très proche de la saturation naturelle d’un Vibroverb 64.
Pédale dynamique qui respecte le son de la guitare.
Grosse plage de gain.
La pédale encaisse parfaitement les pédales de boost, fuzz, overdrive ou tube screamer placés en amont.
Le clean-up fonctionne très bien.
Sur un réglage avec beaucoup d’overdrive, on retrouve quasiment un son clair sans perte d’aigus en baissant le volume sur la guitare.
5 réglages : LEVEL, GAIN, TREB, TT, BASS.
- TREB : réglage passif.
- BASS : réglage actif pour ajouter du grave avant le réglage de GAIN. Permet d’adapter la réponse de la guitare dans le grave.
Il peut pousser vers un son plus « fuzzy ». - TT : Texas Tone, le réglagle original de cette pédale.
Ce qu’en dit Mathis Audio Tech sur son site :
« le Texas Tone est un réglage innovant qui a une action générale sur l’ensemble du spectre et altère légèrement les réglages de la pédale. Il permet de passer d’un son chaleureux et doux vers un son très vintage en mettant en avant les harmoniques que l’on aime tant, « glassy » à la façon de Stevie Ray Vaughan en 1983-85. «
Les autres overdrive du studio
- Overdrive Psi Drive (clone Klon Centaur fait main en Angleterre)
- Overdrive Bigfoot Thunder Pup (fait main en Angleterre)
- Overdrive Demon Tube Screamer (clone Ibanez TS9 / Maxon TS808)
- Overdrive Nux Tube man
RangerMaster SI
Booster inspiré d’unepart par la Rangemaster et d’autre part par la TexasRanger de César Diaz.
La Rangemaster était un treble booster légendaire sorti en 1965, gros boîtier que l’on posait sur l’ampli et qui fonctionnait uniquement à pile.
Brian May, Tony Iommi, Ritchie Blackmore ou Eric Clapton entre autres l’ont utilisé.
César Diaz était un technicien guitare connu pour son travail avec Stevie Ray Vaughn mais aussi avec Keith Richards, Bob Dylan, Eric Clapton, Neil Young.
Il a conçu et commercialisé des pédales et amplis boutique.
la TexasRanger est un treble booster conçu pour obtenir les sonorités que recherchait SRV.
Il est notamment réputé pour son clean-up.
La RangerMaster SI, pédale true bypass, est à base de transistors au sicilium NOS (New Old Stock) français.
Elle est donc conçue pour obtenir les harmoniques – ce son typique qualifié de « glassy » – en excitant les lampes de l’ampli dans lequel elle est branchée.
4 réglages :
- Volume (potar)
- Boost/soft (switch), réduit le gain en conservant la couleur de l’effet.
- RANGE (bouton cranté 4 positions), change le niveau de graves sans altérer le reste.
- Bright/cut (switch), réduit la brillance.
Les autres boosters du studio
- Booster Custom V2 Techniguitare
- Medium boost Fetoplex par GMR
TT-Fuzz SI
Pédale de fuzz au son typé Fuzz Face / Texas Square face.
la Fuzz Face est commercialisée en 1966 par Arbiter Electronics et popularisée par Jimi Hendrix.
Elle utilisait les fameux transistors au germanium.
La Texas Square Face est une pédale de fuzz conçue par César Diaz (encore lui) et utilisée par SRV.
Circuit avec transistors germanium.
True bypass, 4 réglages :
- Volume (potar), niveau de sortie qui n’altère ni le son ni le clean-up.
- Range (bouton cranté 4 positions), comme pour la RangerMaster, change le niveau de graves sans altérer le reste
- Fuzz (potar), réglage du niveau de fuzz
- Boost (switch) : alterne entre un fuzz modéré ou extrême
Un peu d’histoire
USA – découverte
L’effet « fuzz » est découvert accidentellement en 1961 pendant un enregistrement du guitariste américain Grady Martin à travers un préampli défectueux de la table de mixage.
Il s’agit du morceau « Don’t Worry » de Marty Robbins.
Plus tard dans l’année, Grady Martin enregistre sous son nom un morceaux instrumental utilisant ce préampli défectueux qu’il nomme « The Fuzz », .
En 1962 « Don’t Worry » obtient un certain succès, le son de guitare avec le préampli défectueux devient recherché auprès des studios de Nashville.
Mais entre temps, le préampli de la console est devenu définitivement inutilisable.
L’ingénieur du son studio Glenn Snoddy et Revis V. Hobbs, ingénieur dans une radio conçoivent un appareil pour reproduire ce son.
Ils vendent le circuit à Gibson qui le commercialise en 1962 sous le nom de Maestro FZ-1 Fuzz-Tone.
C’est la toute première pédale d’effet pour guitare.
Angleterre
En 1965 le riff de Keith Richards sur Satisfaction des Rolling Stones popularise cet effet.
Cette pédale est peu disponible en angleterre.
Vic Flick, interprète de la partie guitare sur James Bond demande à Gary Hurst du magasin de musique Macari’s de Londres de lui en fabriquer une copie améliorée.
Gary Hurst conçoit la Tone Bender qui est commercialisée sous la marque Sola Sound.
La Tone Bender modèle MK1, circuit à trois transistors (au germanium), est suivi du modèle MK2 à trois transistors au germanium également.
Entre les deux sort le modèle MK 1.5 à deux transistors, toujours au germanium.
La dénomination de MK1.5 sera attribuée plus tard quand on se rendra compte qu’entre la MK1 et la MK2, toutes deux avec des circuits à trois transistors au germanium, il avait brièvement existé un modèle à deux transistors.
Ivan Arbiter copie la Tone Bender MK 1.5 et sort la Fuzz Face en 1966 qui est donc un clone du circuit de la MK1.5.
Elle utilise l’embase ronde et creuse des pieds de micro de l’époque comme boîtier.
Les deux potars, le switch au milieu et la marque en dessous figurent deux yeux, un nez et une bouche et inspirent le nom (face = visage pour les non anglophones).
Hendrix
Hendrix arrive en 1966 en Angleterre et en obtient très vite une.
Il en aura même plusieurs avec lui pour palier à l’instabilité des transistors au germanium et aux variations de son qui en découlaient.
En 1968 la Fuzz face bascule sur une conception à base de transistors au silicium.
Jimi adopte la Fuzz Face silicium pour la scène mais utilise déjà l’Axis Fuzz (silicium) sur disque,une pédale conçue pour lui par Roger Mayer, technicien pour de nombreux guitaristes (Jimmy Page, Jeff Beck etc).
Voir l’article sur l’Axis Fuzz du studio.
Le germanium sera rapidement abandonné dans la conception audio.
Retrouvez une histoire plus détaillée sur Palf.
Les autres fuzz du studio
- Axis Fuzz (Roger Mayer)
- fuzz octaver MXR Sub Machine
- Foxy Tone Box (copie fuzz Foxx Tone par Warm Audio)
Germanium vs Silicium
Mathis Audio Tech a fait le choix d’utiliser des transistors au silicium.
On a vu que les tous premiers modèles de fuzz utilisaient des transistors au germanium.
Les transistors au germanium ont la particularité d’être instables (constante de gain du transistor), sensibles à la température et chers.
Problèmes que ne rencontrent pas les transistors au silicium.
Les transistors au germanium ne sont plus fabriqués pour les raisons citées et ne sont disponibles qu’en New Old Stock ou en occasion.
Des différences sonores existent entre germanium et siclicium, on parle de son plus rond, plus chaud et plus compressé pour le germanium et de son plus criard avec plus de gain pour le silicium.
Néanmoins, des conceptions astucieuses permettent maintenant à des designs à base de transistor silicium d’obtenir des sonorités tout aussi intéressantes (on ne parle pas de modélisation numérique).
Voir le sujet avec comparatif de pédales sur Palf, première vidéo sur les fuzz germanium ici, vidéos en français.
Vidéos
Vous trouverez ci-dessous les vidéos suivantes :
- OD Texas Tone – Test Tone Factory (en français)
- OD Texas Tone – Demo Dan Patlansky (en anglais)
- OD Texas Tone – Demo Vivien Verdier (pas de commentaires)
- OD Texas Tone – Demo Mathis Audio Tech (en français)
- OD Texas Tone – Demo Kévin Roche (en français)
- OD Texas Tone – Demo avec Clean-up Talleg Toussaint (en anglais)
- TT Fuzz – Test Tone Factory (en français)
- TT Fuzz – Demo Mathis Audio Tech (en français)
- TT Fuzz – test rapide avec clean-up Mathis Audio Tech (pas de commentaires)
- OD Texas Tone + TT Fuzz – Demo Mathis Audio Tech (pas de commentaires)
- RangerMaster – Demo Mathis Audio Tech (en français)
- RangerMaster – Experimentations Vivien Verdier (pas de commentaires)

Arrivée de six Eq 81 par le fabricant boutique français Labo K.
Ce sont des répliques au format 500 de la section d’égalisation de la console Neve 8108.
Cette console avec les autres des séries 81 (années 80) ne semble pas avoir laissé les meilleurs souvenirs à ses utilisateurs, notamment pour des raisons de maintenance ou d’ergonomie.
Néanmoins son égalisation est excellente et moins coûteuse à fabriquer que la section d’égalisation des réputés 1073.
Page constructeur ici.
Les modules sont aussi disponibles en kit à monter sois-même.
Labo K, fabricant artisanal français propose quelques modules 500 répliques de Neve, des pédales d’effet, de la mise en rack de tranches de consoles ou de la maintenance.
Petite attention, Labo K a inséré le logo du studio dans la sérigraphie de la plaque.
Description
Module très simple, switch in (pas de voyant).
4 bandes d’égalisation semi-paramétriques.
Deux switches pour basculer la bande grave et la bande aigüe entre une courbe type cloche ou plateau.
+/- 18 dB de gain par bande, pas de point central dur.
Fréquences :
- 30 Hz – 300 Hz
- 200 Hz – 2 kHz
- 800 Hz – 8 kHz
- 1,5 kHz – 15 kHz
Un switch pour insérer l’eq dans le module de preampli 81 proposé par Labo K.
Utilisation
Utilisation en « tracking » pour l’enregistrement, le studio mixe in the box.
Ces six eq viennent compléter les 24 de la Midas Venice 320 et les deux Yannlu Eq-500.
Les 32 canaux de préamplis Aphex 1788 ont maintenant chacun leur section d’égalisation insérée via les patch normalisés et activable avec un simple switch.
Le studio fait beaucoup d’enregistrements de formations en situation live dont l’installation est toujours longue.
La possibilité de pouvoir égaliser instantanément une piste d’enregistrement est un gain de temps : plus besoin de patcher, c’est disponible immédiatement et sur toutes les pistes.
L’architecture du studio en enregistrement ressemble un peu à celle d’une console inline :
Préamp => EQ => convertisseur => console numérique avec faders pour l’écoute

On ne trouve pas grand chose sur le net sur les Eq Neve 8108, ni comme info ni comme vidéo.
Fréquence variable en continu sur les quatres bandes
Bas medium – paramétrique, 65Hz à 2kHz
Matériel
Jimi hendrix et la Fuzz Face
Stabilité
Roger Mayer
Après Hendrix
Plusieurs versions existent, certaines sans la bouche.
Les autres overdrive du studio
TT-Fuzz SI
Un peu d’histoire
Vidéos